Chirac. Poème post mortem, par Guy Julien

À VOTRE MORT

Vous pouvez habiter un castel en Corrèze,
Avec l’argent d’État, le restaurer à l’aise,
Quand votre fin viendra, les avis indulgents
Diront que vous étiez près du peuple et des gens.

Vous pouvez affirmer aimer les autochtones
Et donner l’ordre, à Ouvéa, qu’on les cartonne,
Crier la maison brûle et, libre de tout mors,
Sacrifier des atolls aux atomes de mort,

Subtiliser des fonds, abuser les confiances,
Prendre en dépit des lois, des intérêts juteux,
À votre mort, vos mauvais pas, les plus boiteux,

Seront rangés au rayon de l’insignifiance.
Il suffit qu’un pays de râleurs captivants,
Vous trouve comme lui, charmeur et bon vivant.

Guy JULIEN

Accès aux sonnets de GJ : https://guyjulien.jimdo.com/

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