Plan­tu, fac de droit d’Aix-en-Provence, « confé­rence » magis­trale. Guille­mets de rigueur et sou­li­gnage idem. Magis­tra­tus et magis­tra­lis, tout ça tam­bouillé de main de maître. Car c’en est un fameux, de maître, ce Jean Plan­tu qui des­sine comme il parle et vice ver­sa, pour conti­nuer en latin de cui­sine. Ce type est un homme libre. Et, comme la plu­part d’entre nous, en liber­té sur­veillée. Même vache­ment sur­veillée, sa liber­té ! D’abord comme édi­to­ria­liste au Monde – et son conseil de sur­veillance, brrr ! Puis comme jour­na­liste res­pon­sable. Et, à ce titre sur­tout, cible des regrou­pe­ments en tous genres achar­nés à défendre leurs par­ti­cules com­mu­nau­taires. Et ain­si à saper notre souf­fre­teux corps social. Donc, le Plan­tu s’en prend plein la tronche en pro­cès réels comme en pro­cès d’intention. Sur ce cha­pitre-là, en par­ti­cu­lier, il déplore les ravages du poli­ti­que­ment cor­rect en voie de géné­ra­li­sa­tion. Il fal­lait le voir racon­ter. En sub­stance, ce qui m’en reste : Avant, dans une réunion de dix per­sonnes, quelques-unes voyaient ce dos­sier-là, par exemple, de cou­leur rouge, quelques autres la disaient plu­tôt car­min. Et puis y en avaient tou­jours au moins un, ou une, pour la rame­ner avec son rouge coque­li­cot, ah non, plu­tôt gro­seille… etc. Eh bien, aujourd’hui, fini, on s’écrase : rouge, c’est rouge et circulez !Plantu

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