NOTULES VACHARDES D’UN 31 DECEMBRE 2004

• On reparle de la taxe Tobin sur les tran­sac­tions finan­cières, idée à l’origine d’Attac. Dans la fou­lée de Chi­rac, son conseiller « éco­lo », Nico­las Hulot, a relan­cé l’idée ce matin sur France Inter. Ça ne devrait donc plus tarder.

• Dans le même ordre d’idées, un audi­teur sug­gé­rait que la Com­mu­nau­té euro­péenne lève un impôt soli­da­ri­té de 50 euros par foyer fis­cal. Ce qui, selon son esti­ma­tion, rap­por­te­rait 5 mil­liards d’euros – bien plus que ce qui est pro­mis actuellement.

• L’impôt n’est pour­tant pas à la mode libé­rale. La cha­ri­té pri­vée devrait se char­ger des grandes causes (télé­thon et autres ker­messes). Il n’empêche, voi­ci que réap­pa­raît notre pre­mier ministre – qu’on aurait pu croire empor­té par la vague des Mal­dives. Que nen­ni ! Magique il réap­pa­rait, en magi­cien habillé, et qui, d’un coup de baguette magique, paf !, trans­forme sous nos yeux 20 mil­lions d’euros en 40 ! Ça alors. Chô­meurs, cher­cheurs, Rmistes, inter­mit­tents du spec­tacle et de la vie : tous devraient se sou­ve­nir de ce truc et se char­ger de bis­ser l’artiste.

• A pro­pos de pro­messes de magi­cien, un inter­ve­nant à la radio (je ne sais plus qui) a judi­cieu­se­ment rap­pe­lé que lors du ter­rible trem­ble­ment de terre en Iran (jan­vier 2004, 40.000 morts), un mil­liard de dol­lars d’aide avait été clai­ron­né. Et, en réa­li­té, seule­ment 17 mil­lions ont été déboursés…

• Ah là là ! ces vacances au Maroc, on s’en sou­vien­dra ! Entre des otages libé­rés et un raz de marée, dur de se la cou­ler pei­narde à la Mamou­nia de Mar­ra­kech. Pour faire dépla­cer le pré­sident plus vite, il eut fal­lu lui par­ler de « tsu­na­mi ». Ce mot japo­nais, voi­sin loin­tain de « sumo », l’aurait peut-être mis en action.

• Vacances tou­jours., c’est dingue !: le minis­tère ita­lien des affaires étran­gères (AFP | 31.12.04) fait savoir que l’archipel tou­ris­tique des Mal­dives a été reti­ré de la liste des des­ti­na­tions décon­seillées aux vacan­ciers ita­liens depuis le raz-de-marée. L’association ita­lienne des agences de voyages explique : « Nous avons invi­té nos adhé­rents à écou­ter les exi­gences du client et nous sommes dis­po­sés à trou­ver un com­pro­mis, tout en sachant que les des­ti­na­tions alter­na­tives comme les Caraïbes, Zan­zi­bar et le Kenya affichent main­te­nant com­plet.» Pen­dant le désastre, les affaires continuent.

• Sur ce, j’ose sou­hai­ter un bon réveillon et une bonne année à mes «blo­guistes». Ça ne chan­ge­rait rien de som­brer dans le sen­ti­ment de culpa­bi­li­té. La soli­da­ri­té ne sau­rait être un sub­sti­tut à la mau­vaise conscience. Pas une rai­son non plus pour s’empifrer.

Share Button