Dans la blo­go­sphère comme ailleurs, cha­cun a le droit de res­pi­rer. On n’y est pas non plus obli­gé de se pré­las­ser en com­pa­gnie de tel gom­meux insi­gni­fiant, dan­dy dilet­tante, écri­vant comme un manche et, de sur­croît, se tar­guant d’art, en l’occurrence depuis un loft de 680 m2 face au lac de Genève. A côté de quoi Gay­mard est un ama­teur, juste un peu enivré par les pétillances du pouvoir.

Donc, je ne per­drais pas une minute de plus à par­ler de cet impos­teur qui sévit sous un inti­tu­lé pré­ten­tieux autant que sur­fait – si…

…si en effet je n’avais sus­pec­té que cet illu­sion­niste, bien qu’ayant sa cour semble-t-il, fût aus­si un escroc pra­ti­quant sous notre barbe ce qu’en régimes poli­tiques dou­teux on appelle le bour­rage d’urnes. Il n’est pas le seul si j’en juge par la pré­sence au « top 10 » des é-lec­teurs du Monde.fr de quelques mêmes mol­lusques ins­tal­lés à demeure. Même si, ayant l’esprit assez large, je veux bien mettre au rang de pas­sion le fait de pous­ser une baballe dans un troutrou.

Or, je reçois par la malle pos­tale du matin, cet « émile » cache­té de cire rouge et signé d’une mienne amie : «Pen­dant quelques jours ton blog fonc­tion­nait nor­ma­le­ment, et ce soir à nou­veau, il est pos­sible de voter à chaque actua­li­sa­tion de la page, sans effa­cer les cookies (ce qui est beau­coup plus facile et rapide). Du coup je t’ai recom­man­dé une dizaine de fois!!!» Mer­ci la copine.

Je savais d’ailleurs une telle manoeuvre pos­sible, on m’en avait déjà été aver­ti. J’ai donc déci­dé de mener dere­chef ma petite expé­rience pour la sou­mettre à la blo­go­sphère et en par­ti­cu­lier aux bien­veillants admi­nis­tra­teurs du Monde.fr. Donc :

À 11 h 42 ce same­di matin, comme l’atteste la copie d’écran ci-des­sous, « c’est pour dire » ne figu­rait pas au « Top 10 » où cara­cole cepen­dant « devi­nez-qui ? » et qui encore ?

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Bien. J’ouvre alors un deuxième navi­ga­teur, lequel, en effet, va per­mettre de me «recom­man­der» autant de fois que je veux. Je m’en sers une bonne rasade d’environ 20 clics. Et voi­là le résul­tat dans les minutes qui suivent (11 h 49) – voir ci-des­sus. [Du coup, j’éjecte « Moles­kine » – navré !, c’est pour la bonne cause…]

J’en déduis, chers admi­nis­tra­teurs, qu’une révi­sion de la consti­tu­tion s’impose pour mettre fin à ces tri­pa­touillages indignes d’une néo-démo­cra­tie, fût-elle vir­tuelle. Et qu’un autre mode de scru­tin vienne mettre fin à celui qui, vrai­sem­bla­ble­ment, laisse la part trop belle à des escrocs – au sens intel­lec­tuel, et c’est même beau­coup dire.

A prio­ri, ce n’est pas bien grave, ces sortes de gami­ne­ries de bou­ton­neux… Pour­tant, elles font bien par­tie de notre socié­té. Si belle, si pourrie.

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