In-sup-por-table sus­pens ! Com­ment allons-«nous» tenir jusqu’au 6 juillet, date de la déci­sion du Comi­té olym­pique ? Com­ment allons-«nous» – aus­si – tenir le coup dans l’attente de l’autre déci­sion, celle qui concerne Iter, vous savez ce grand Vis­tem­boire tech­no­lo­gique cen­sé nous four­nir l’«énergie des étoiles»?

Vis­tem­boire : cher­chez pas, ni chez Larousse, ni chez Robert. Le mot se trouve dans La Bête mahousse, un bou­quin de Jacques Per­ret, années cin­quante ; ça désigne tout et rien – sur­tout rien. Enfin, pour Iter, ça fera béton-neu­trons-pognon. Les effets ? Hypo­thé­tiques, à part un chan­tier pha­rao­nique, un cham­bou­le­ment régio­nal (c’est là que je vis…) sans doute supé­rieur, en pro­por­tions, à celui des JO à Paris. Oser éle­ver la voix du doute sur ces tabous relève de l’apostasie tant le dogme est abso­lu, abso­lu­tiste, abso­lu­taire… [c’est-à-dire : se taire absolument…].

Inutile d’ajouter que presse, jour­na­listes et médias confon­dus font preuve là-des­sus d’un Una­ni­misme majus­cule qui va jusqu’à tsu­na­mi­ser la gent éco­lo­giste. C’est pire encore que pour la mort du pape. Et pire que pour le réfé­ren­dum que l’on sait. Bref, Iter et les JO, on touche pas : c’est du sacré. D’où ce pre­mier cou­plet sacri­lège, aujourd’hui sur les JO.

Vive les Jeux Olym­piques… à Athènes !

par Chris­tian Le Meut

Beau­coup de bou­can a été fait au début du mois de mars 2005 à pro­pos de la venue à Paris d’une délé­ga­tion du Comi­té inter­na­tio­nal olym­pique. Paris est sur les rangs pour orga­ni­ser les jeux 2012, en concur­rence avec Madrid, Londres, New York et Mos­cou... Une délé­ga­tion a cir­cu­lé dans un Paris qua­si­ment en état de couvre-feu pour ne pas qu’elle voit les mani­fes­ta­tions qui avaient lieu ce jour-là. Et télés et radios de cher­cher à savoir si les délé­gués étaient contents de leur séjour, s’ils avaient bien man­gé, si tel cli­gne­ment de l’oeil pou­vait être inter­pré­té comme un signe favo­rable... Même le pré­sident Chi­rac s’est pros­ter­né devant les délé­gués... Un grand moment d’unanimité médiatico-nationaliste.

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