cpaveyron_d20070212.1171277535.jpgSur trente-huit quo­ti­diens régio­naux de ce lun­di, quatre n’affichaient rien en une de la grand-messe de Ségo­lène Royal. Pour les rédac­tions en chef de Centre Presse (Rodez), L’Éclair (Pau), Le Petit Bleu (Agen) et Le Pro­grès (Lyon) ; donc pour ces quatre titres et acces­soi­re­ment leurs lec­teurs, la pres­ta­tion de la can­di­date socia­liste serait un non évé­ne­ment. Celle du can­di­dat de l’UMP tout autant d’ailleurs.

Pour avoir si sou­vent ici dénon­cé le panur­gisme des médias, j’aurais mau­vaise grâce à me plaindre de ces quatre « vilains canards ». Com­ment ne pas igno­rer l’événement sans pour autant faire allé­geance quand on se veut indé­pen­dant ? – à condi­tion de l’être en toute cir­cons­tance, ce qui reste évi­dem­ment à prouver !
petitbleu_d20070212.1171277731.jpgprogres_d20070212.1171277770.jpgeclairpyr_d20070212.1171277662.jpg
Tou­jours la ques­tion de cette néces­saire dis­tance cri­tique : être au cœur de l’actualité ; puis prendre du recul – c’est le temps de la réflexion et de l’écriture dis­tan­cées. En quoi le par­ti de l’information ne sau­rait se confondre avec celui des « pêcheurs à la ligne ».

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