Le pou­voir, certes… Mais encore, la fas­ci­na­tion pour le pou­voir. Et surtout, cette patholo­gie qu’il entraîne chez une caté­gorie d’humains, celle-là même sou­vent portée à l’exercice immod­éré de la poli­tique – évidem­ment. Cette péri­ode de grande exci­ta­tion politi­ci­enne, à fort taux exhi­bi­tion­niste, appa­raît comme des plus prop­ices à l’observation.

Toute une anthro­polo­gie savante se doit d’être à l’ouvrage (et sans doute aux ouvrages à venir) depuis des mois pour étudi­er à la loupe ce micro­cosme d’agités de la polit­i­caille, ce poulailler du moins pire des sys­tèmes, la démoc­ra­tie. Poulailler, gar­dons le mot exprès, avec ses canards et son plus emblé­ma­tique, parais­sant le mer­cre­di depuis bien­tôt un siè­cle. De sa dernière livrai­son [21/03/07], extrayons du bas de sa page 2 l’impayable encadré inti­t­ulé « Sarko veut faire le ménage à France 3 ».

Donc, le can­di­dat encore min­istre de l’intérieur était venu, ce 18 mars, par­ticiper à l’émission France Europe Express. Non seule­ment, Daniel Cohn-Ben­dit l’attendait au coin du bois, près à le faire sor­tir de ses gonds – ce qu’il ne pou­vait pas encore savoir, évidem­ment – mais surtout, bien plus grave, la loge de maquil­lage est déjà occupée par les autres invités ! Sarkozy est donc oblig­er de poireauter. Et, selon Le Canard, « tout à coup, il éclate : « Je ne veux pas atten­dre plus longtemps, je veux me faire maquiller tout de suite. » (Nota : il est venu avec sa pro­pre maquilleuse…) On tente de le calmer en peu. « Sarko hurle encore plus fort : « Mais, enfin, il n’y a per­son­ne pour m’accueillir. La direc­tion n’est pas là ? Ce n’est pas nor­mal. Qu’est-ce qu’ils font ? Qui suis-je pour être traité ain­si ? » Et Sarkozy fait mine de par­tir.

On prévient en cat­a­stro­phe Chris­tine Ock­rent, qui ne s’émeut guère, tan­dis que « Sarko con­tin­ue de péter les plombs dans les couloirs. » [s’écriant] « Toute cette direc­tion (celle de France 3), il faut la vir­er. Je ne peux pas le faire main­tenant. Mais ils ne per­dent rien pour atten­dre. Ça ne va pas tarder. » « Finale­ment, pour­suit le Canard, Ock­rent arrive en ren­fort et emmène l’excité se faire poudr­er dans un local de France 2. »

Résumons : Paris Match, réglé sans prob­lème. « Libé-jour­nal-de-merde », c’est fait. France 3, ça va chi­er. Quant au Canard, paraît qu’il passera pas le sec­ond tour.

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