De Mao à Sarko, Glucksmann s’est retrouvé un Grand Timonier

Ce dimanche à Bercy, ayant atteint des sommets, il s’est cru au Zénith. Et Glucksmann n’a pas bronché. Pas plus qu’un Bigard. Ils étaient là pour soutenir, acclamer, prendre date pour l’Histoire… Prenons date, donc, avec ce 29 avril d’hystérie « omnisports ». Discours et assistance hallucinés. Haro sur 68 et les intellos, gloire au populo !

On aura donc tout vu de l’horreur démagogique. Horreur il est vrai imperceptible, et en fait fascinante aux yeux d’un citoyen-électeur sur deux. Aveuglement-fascination, deux temps d’un moteur increvable. Mon peuple, pourtant. Ce même peuple que d’autres moments d’Histoire auront fait lever avec ses piques de sans-culottes, ses pavés de la Commune et de Gay-Lussac. Mais aussi ce peuple moins hardi, voire péteux, sous Pétain et l’occupant…

Et maintenant ce même peuple capitulant – « les Français sont des veaux… » – s’offrant en pâture médiatique et en parterre béat devant des histrions qui le méprisent en lui déclarant un amour de carton-pâte. C’était la veille de Bercy, à Valenciennes, usine Vallourec, entreprise du CAC-40 : des ouvriers en bleu de travail applaudissant l’ode à la France « lève tôt- gagne plus »… Pour se faire enculer, oui ! Pas d’autre mot disponible, pardonnez la vulgarité, effet de colère et de tristesse. Un tel spectacle, non ! Un déni de conscience : « Con comme un ouvrier de droite ! », j’avais entendu ça, il y a quelques années, d’une ouvrière-gréviste isolée dans son désespoir.

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