Les mots de l’actualité sont-ils piégés ? Réponse de Hubert Védrine

” Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde “. Albert Camus “La logique du révolté, écrit encore Camus, est […] de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel”.

“Les mots de l’actualité sont-ils piégés ?”, thème de la chronique du 27 février de Hubert Védrine, sur France Culture. Certes, la réponse est dans la question; mais l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mitterrand y ajoute éléments et réflexions pertinentes qui valent leur sept minutes d’écoute. Où l’on comprend, à chacune de ses interventions hebdomadaires, pourquoi cet homme n’a pas persévéré en politique : trop subtil, trop peu langue de bois. Comme il dit: “Ça fait du bien qu’on crève les abcès sémantiques !”

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faber

J’suis d’accord. La peur des mots. C’est pourquoi, je crois, que les médias se roulent dans des statistiques et tentent de mettre en équation le moindre frisson de société. Car “les chiffres ne mentent pas”.

Gian

Cette incessante pression, ce politiquement korrekt, ce tabou continuel, cette omerta tyrannique conduisent à ce que ceux qui veulent penser et exprimer leurs pensées se subidvisent en deux catégories : ceux qui vont imploser, s’écrasent, renoncent et finissent par s’en foutre ou désespérer; et ceux qui vont exploser, ou plutôt montent en pression interne comme des cocottes-minute, voire des bombes à retardement, et exploseront lorsque l’occasion de l’exutoire exécutoire se présentera. Reste la troisième voie, l’éloge de la fuite, comme disait Laborit. Mais où ?

Lemoine andré

Noter que le langage constitue l’un des plus redoutables discriminants sociaux. Avec la culture, l’ouverture au monde, il se transmet, ou non, dès le plus jeune âge.

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