Puisqu’il s’agit d’islamofascisme

Palmarès…

Mars 2001 Afghanistan – Les deux bouddhas monumentaux sculptés dans la falaise de Bamiyan à 150 km de Kaboul sont détruits à l’explosif par des talibans. 

Janvier 2012 Mali – Destruction des mausolées à Tombouctou. 

Janvier 2013 Mali – Des manuscrits pré-islamiques sont l’objet d’un autodafé à Tombouctou. 

Juillet 2014 Irak – Le tombeau du prophète Nabi Yunus, dit Jonas, à Mossoul, est rasé par Daech. 

Janvier 2015 Irak – A deux reprises, les 28 et 30 janvier,la bibliothèque de Mossoul est mise à sac. 

Février 2015 Irak  – La grande statuaire assyrienne du musée de Mossoul est sauvagement mise en pièces par les soldats de l’Etat islamique qui mettent en scène l’opération

[A] quoi bon l’indignation, les grands mots, quand l’horreur hurle si violemment, quand la raison sombre et avec elle l’humanité digne de ce nom ? Quand des fanatiques islamistes ne décapitent pas des humains, ne martyrisent pas femmes et fillettes, ils détruisent des œuvres d’art dans les musées, abattent des statues à coups de masse et de marteaux-piqueurs. Ou encore, au nom de leur Dieu, ils brûlent des instruments de musique “non islamiques” car il ne leur suffit pas d’interdire la musique – ce qu’illustre bien, au Sahel, le film “Timbuktu”, ou “Iranien“, cet autre film tourné à Téhéran par un cinéaste athée (et exilé), montrant des mollahs au discours malin, et tout opposés à la musique.

Avant eux, les nazis avaient disqualifié le jazz comme “musique dégénérée”. Et Mao, pas en reste, avait interdit les “bourgeoises” symphonies de Beethoven. En quoi on peut bien parler d’islamofascisme, générateur d’islamophobie. Deux mots mal vus par les temps qui courent, des mots pas “politiquement corrects”, comme s’il s’agissait de politesse – “Mais après vous, Monsieur le Chancelier…” La difficulté vient des fameux “amalgames” pratiqués par ces prétendus laïcs d’extrême-droite, toujours  empressés à bouffer de l’Arabe ou du Juif, sinon les deux à la fois. Tout autant que cette autre difficulté venant de l’État d’Israël, et plus précisément de son extrême-droite politique, religieuse et colonialiste qu’il est si risqué de critiquer, au risque d’ “antisémitisme”.

Et ce n’est pas tout :

Daech brûle des instruments de musique “non-islamiques”

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A l’est de la Libye, des hommes cagoulés se mettent en scène devant des instruments de musique livrés aux flammes. [dr]

Daech a publié, le 19 février, une série de photographies mettant en scène plusieurs de ses membres cagoulés, en train de regarder des instruments brûler, des batteries, des saxophones et des tambours. La scène se déroule près de Derna, dans l’est de la Libye, selon le “Daily Mail”. La ville est devenue l’un des bastions de groupes ayant prêté allégeance à l’Etat islamique. D’après la “branche de communication” du groupe djihadiste, ces instruments jugés “non-islamiques” ont été confisqués par la police religieuse et livrés aux flammes “conformément à la loi islamique”. Ce n’est pas sans rappeler l’autodafé de Mossoul, dans lequel près de 2.000 livres de la bibliothèque centrale jugés impies auraient été brûlés en janvier.

Le 16 février, l’Etat islamique avait revendiqué l’exécution de 21 Egyptiens de confession copte en Libye.

Il y a aussi ça :

Irak: l’Etat islamique exhibe des combattants kurdes dans des cages

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Capture d’écran tirée d’une vidéo diffusée dimanche 22 février par l’EI, montrant des combattants kurdes enfermés dans des cages.

L’Etat islamique a diffusé ce dimanche 22 février une vidéo montrant des combattants kurdes, des peshmergas, enfermés et exposés dans des cages, avant d’être paradés à bord de pick-up. La vidéo, non datée, ne montre pas de scène d’exécution. La mise en scène de ce film repris par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE) rappelle celle du pilote jordanien brûlé vif dans une cage, selon une vidéo diffusée par le groupe le 3 février.

La vidéo de dimanche ne montre aucune exécution, les 21 otages se présentant comme 16 peshmergas, deux officiers dans l’armée irakienne et trois policiers de Kirkouk, une ville située à 240 km au nord de Bagdad.

Le film ne précise ni le lieu ni la date, mais des sources kurdes ont affirmé que les scènes ont été tournées il y a une semaine sur le marché principal du district de Hawija, tenu par l’EI, à une cinquantaine de kilomètres de Kirkouk.

Et ça continue
• IRAK. Jusqu’à 10.000 femmes vendues par l’Etat islamique

• L’Irak accuse l’Etat islamique de faire du trafic d’organes

• Autodafés à Mossoul : pourquoi Daech hait les livres et le savoir

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Ces gens-là sont une insulte à l’univers…
A lire : Blasphémateur !
de Waleed Al-Husseini
L’Islam vu de l’intérieur par un musulman devenu Athée…

Lemoine andré

Il s’agit bien, sinon d’une guerre, du moins d’un lourd combat entre civilisations. Sauf que dans un cas il s’agit plutôt d’anti-civilisation !

Certes, islamo-fascisme, et, bien-sûr, à combattre. Mais, dîtes-moi, ces prisonniers encagés et en combinaison orange, ça ne vous évoque pas quelque chose?

Très forts en communication, les affreux barbus; à croire que c’est Fouks qui s’en occupe !

Gian

En 1911, Jaurès publiait “L’armée nouvelle”, dans laquelle il montrait qu’avec nos pantalons garance, notre Lebel à magasin axial et nos officiers plus préoccupés de parade clinquante que d’efficacité, nous allions prendre une sacrée branlée face aux Teutons. On a remis ça en 40. Nous en sommes aujourd’hui au même niveau, toujours en retard d’une guerre. Quand déciderons-nous à payer des primes pour dézinguer les barbus haineux de nos banlieues ?

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