Cyclisme : le dopage technologique enfin avoué
Ca y est, tout est avoué : voici l’ère du dopage technologique ! Les soupçons ne manquaient pas : ces démarrages fulgurants de champions cyclistes dans des montées de cols, que même une mobylette n’aurait pas pu ; ces roues qui continuent à tourner lors d’une chute… Et c’est tout de même moins risqué, à tous points de vue, que la piquouse et autres potions “magiques”. Le reportage ci-dessous dévoile enfin la face cachée de ce nouveau dopage. Tandis que bibi, sur son VAE (vélo à assistance électrique), ne fait pas mystère des limites de ses mollets…
Cyclisme : dopage technologique, le nouveau scandale
Le “progrès” ? La technologie + la falsification. Qu’il s’agisse de sport ou de finance, l’époque est vraiment sensass ! À quand la raquette de tennis à laser et la balle-missile subtilement téléguidée ?
Ce que les gens veulent, c’est du spectacle non ?
Certes. Si tous les concurrents se dopent, ou s’équipent de vélos électrifiés, la compétition se déplace vers les meilleures drogues et les meilleurs vélos. Mais les compteurs seraient remis à zéro si tous les compétiteurs bénéficient des deux ; alors, ce sera le “meilleur” qui l’emportera. En attendant les “transhumains”. On s’ marre de plus en plus dans ces spectacles 😉
Je ne suis pas sûr que le spectacle y gagne à terme. Le Tour de France, par exemple, est beaucoup moins passionnant qu’autrefois. Toutes les étapes sont sur le même modèle, tous les ans. Etapes de plat : le peloton laisse une échappée prendre 10 minutes, se met à rouler à 60 kilomètres de l’arrivée, rattrape l’échappée à 2 kilomètres de l’arrivée, et sprint. Etapes de montagne : le spectacle n’existe plus que dans les arrivées au sommet, avec ces démarrages qui dépassent l’entendement. C’est pourquoi chaque année il y a de plus en plus de ces arrivées au sommet. Il n’y a plus de ces très longues échappées de 2, 3, ou 4 bons grimpeurs qui mettaient des écarts sur le peloton et rendaient la course surprenante, palpitante. Pour tout dire, le dopage – pour les intérêts financiers des équipes – rend la course aseptisée, sans aucun rebondissement, tout à fait prévisible, et avec des écarts somme toute ridicules. L’ère des héros du cyclisme est terminée, où un champion distancé un jour pouvait reprendre son retard le lendemain ou quelques jours plus tard.