Catalogne. « Vive l’indépendance de Llivia Nord ! »

La Generalitat de Llivia-Nord nous prie d’insérer le communiqué suivant :

En cet octobre 2018 historique, nous ne pouvons qu’être fiers de voir nos amis Catalans du sud accéder à une légitime indépendance. Leur longue lutte pour la revendication de leurs droits enfin aboutit, leur spécificité nationale s’affirme enfin. Visqui Catalunya !

Cependant, il ne faudrait pas oublier qu’à côté de leur combat de longue haleine s’en tiennent d’autres qui n’en sont pas moins prolongés. Celui de la partie septentrionale de notre enclave en est un des plus emblématiques.

Avec ses 7,9 des 12,8 km2 de l’enclave située à l’intérieur de la vallée de la Cerdagne, dans le département français des Pyrénées-Orientales, la nation de Llivia-Nord couvre donc la plus grande partie du territoire enclavé, ce qui représente un atout indiscutable. Elle regroupe la majorité des 1536 habitants lliviencs et la totalité de ceux du hameau de Ceraja au nord du pays. D’autre part, la plupart des élevages de ses célèbres chevaux pyrénéens rustiques sont situés chez elle. Ce sont là d’indubitables atouts qui ne peuvent faire de Llivia-Nord qu’une nation privilégiée dans le concert des nations de l’Europe.

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Le 26 mai 1866, afin de clarifier le traité des Pyrénées signé en 1659, les Français et les Espagnols signent le traité de Bayonne, dont l’article 16 établit définitivement le périmètre de l’enclave, attribuée à l’Espagne en 1582. Dès lors, sur le terrain, une « route neutre » (sans contrôle douanier, à la plus grande joie des contrebandiers) de 4 km relie Llívia au territoire espagnol. Le 11 février 1939, à la fin de la guerre civile espagnole, les autorités nationalistes revendiquent la possession du territoire de Llívia, ce qu’accepte le gouvernement Daladier.

Il n’y a aucune raison que le génie naturel des Lliviencs profite indûment à Barcelone, qui a déjà ses ressources propres en quantité et qualité suffisantes. Nous revendiquons le droit d’être une nation prospère capable de se gouverner elle-même et se doter d’une politique de développement économique adaptée à une situation spécifique que nous connaissons mieux que personne. Et il n’y a aucune raison pour que les privilèges de gouvernement soient réservés à des édiles étrangers à notre sol, les nôtres sauront s’en charger.

Nous concevons que nos amis de Llivia-Sud puissent demander un statut d’autonomie, ce que nous leur accordons volontiers en les assurant de nos bienveillance et protection. Toutefois, pour d’évidentes raisons de réalisme politique, nous devons conserver la capacité décisionnaire, d’autant plus qu’une armée en formation doit assurer bientôt une primordiale fonction régalienne nationale.

Que les autres peuples européens suivent l’exemple de notre grande soeur catalane, comme le nôtre: nous soutenons ardemment les indépendances de Malte-Oriental associée à Gozo-Nord, des îles de Sein, Molène et If chez nos amis et voisins français comme des parties sud-occidentales de leurs départements du Tarn-et-Garonne et de l’enclave ex-haute-pyrénéenne de Gardères-Luquet, de Lanzarote-et-Graciosa chez nos amis canariens-ibériques, ou encore de la partie nord-occidentale de l’île allemande de Peenemünde jusqu’à la frontière orientale polonaise, qui pourrait être ainsi la 1000e nation européenne !

Vivent les peuples llibres !

Generalitat de Llivia-Nordpcc, Gian Laurens

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Allons nous nous battre aussi pour que nos enfants sachent encore ce qu’est “un pitchoun”, un gârri, un gobi
un bouffareu”,?
ALORS…indépendance de la Provence?
Nous serions bien estrancinés peuchère!

Y a pas que les axes Nord-Sud qu’il serait bon d’opposer. Ainsi – je parle là en tant que Picard, cette Grande Nation vilipendée, voire négationnée – je suis prêt à lancer un mouvement de sécession entre l’est et l’ouest de la Picardie. L’ouest, incluant le fameux parc naturel du Marquenterre, bientôt inscrit au Patrimoine Mondial etc., mais aussi le Vimeu ET le Ponthieu, terroirs éminemment anarchistes ; l’Ouest Picard, donc, devrait en effet proclamer sa fière indépendance. Ainsi en serait-il fini de la vulgate “Ch’ti” et de son impérialisme pseudo-cultureux, en réalité de culs-terreux, embarqués dans les oeuvres cinématographiques aussi… Lire la suite

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