Michel Serres, philosophe confiant et rayonnant

Michel Serres 2008
Michel Serres en 2008 [Wikipedia]
Michel Serres. Il aurait pu être navigateur, il fut philosophe – ce qui revient au même : se situer dans cet instantané sur Terre. Lui a tenu 88 ans. À naviguer, oui, entre sciences exactes et sciences humaines ; à questionner son temps dans ses régressions, et surtout dans ses évolutions, lui l’optimiste confiant et (peu) inquiet.

Avec Le Contrat naturel (1990), notamment, il a alerté sur l’urgence écologique, n’y voyant cependant pas vraiment la grande menace sur l’humanité. Pas plus qu’il  ne s’alarmait sur l’extension du monde numérique et, en général, de la technique. Il pariait plutôt sur « l’humanisme universel qui vient », qu’il inscrivait dans un grand récit des origines et de l’évolution.

Cet optimisme lui a valu des critiques, le taxant de naïveté, de scientisme et d’approximations. Les physiciens Alan Sokal et Jean Bricmont, l’ont critiqué dans leur livre polémique Impostures intellectuelles en lui reprochant ses mélanges théoriques et métaphoriques.

N’empêche, Michel Serres aura hissé la philosophie à hauteur populaire, ce qui n’est pas si courant, montrant avec chaleur rayonnante que les personnages et les récits peuvent être aussi parlants que les concepts pour appréhender la complexité du monde.

Partager

  S’abonner  
M'avertir en cas de

Translate »