UKRAINE

Marina Ovsiannikova, pour l’honneur de la Russie

Pour ne goûter que rarement les unes et les titres à double tiroir de Libération, j'en apprécie d'autant celle-ci,, qui tape dans le mille. De là à mettre Poutine KO… En tout cas, admirable geste de courage de  cette femme, première résistante au tsar du Kremlin. Sa libération après interrogatoire et amende ne doit toutefois pas faire illusion ; la manœuvre est assez rusée pour atténuer la portée immédiate de l'événement. Mais cette "délinquante" n'en est pas moins attendue devant les juges, antichambre probable de la prison. L'opinion russe aura pu percevoir un premier signe d'alerte, un premier dévoilement sur l'horreur déclenchée par le dictateur. L'histoire se souviendra de Marina Ovsiannikova.

Cette vidéo reprend aussi celle que Marina Ovsiannikova avait enregistrée avant son intervention ; elle y expose les raisons de son geste. À suivre également une autre vidéo montrant l'extension de l'influence russe en Afrique, où l'on retrouve à la manœuvre le fameux groupe "privé" des mercenaires de Wagner.

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

6 réflexions sur “Marina Ovsiannikova, pour l’honneur de la Russie

    • Oui, tu fais bien de rap­pe­ler le sort dra­ma­tique de cette oppo­sante déter­mi­née à Poutine – ce qui en dit assez sur les risques encou­rus par Marina O.

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  • Françoise ALABE

    Chercher la bes­tiole dans la tra­gé­die … Le “ban­deau” de tra­duc­tion est inexact, sur le pan­neau bran­di en pla­teau par Marina Ovsiannikova, elle n’a pas écrit “NON à la guerre”, mais une inter­pel­la­tion directe : “ARRêTEZ LA GUERRE”, et elle uti­lise la même for­mule, ora­le­ment, dans la vidéo adres­sée à ses com­pa­triotes russes. Elle y accom­pagne son impé­ra­tif d’ac­tion (“Arrêtez la guerre” au pré­sent, ici et main­te­nant, la guerre concrète en cours, pas l’en­ti­té abs­traite de la guerre en géné­ral) d’une remarque sta­tis­tique évi­dente : “ils ne peuvent pas nous arrê­ter tous” (en russe, deux verbes dif­fé­rents pour “arrê­ter” un pro­ces­sus = “faire ces­ser, mettre fin à” et pour “arrê­ter” un mal­fai­teur ou un oppo­sant = “cof­frer, conduire au poste de police, en pri­son, etc”). Le diable niché dans les détails sémantiques ?

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  • VERGNOLLE Gérard

    Il faut certes louer les oppo­sants à Poutine. Mais mis à part les fameuses sanc­tions éco­no­miques qui vont péna­li­ser une bonne par­tie de la pla­nète, que peuvent faire des occi­den­taux enga­gés dans un pro­ces­sus de déca­dence morale accen­tué. Soljenytsine avait par­lé du « déclin du cou­rage » dans les pays les plus favo­ri­sés éco­no­mi­que­ment. Poutine n’a jamais eu besoin de son oeuvre pour être ultra-sla­vo­phile. L’auteur du « Pavillon des can­cé­reux » était d’ailleurs très modé­ré sur ce plan. Mais en ce qui concerne notre déli­ques­cence, le prix Nobel et le maître actuel du Kremlin portent le même diag­nos­tic. Sans cela, les occi­den­taux n’au­raient peut-être même pas besoin de mena­cer la Russie.

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  • Pierre

    Je réponds sur­tout à Françoise Alabe.

    Non, je ne pense pas en l’oc­cur­rence que le diable se niche dans les détails séman­tiques dont vous parlez.

    Interrogée hier sur France 24, Anastasia Perun, tra­duc­trice en Ukraine, ne croit pas une seconde à la véra­ci­té de la per­for­mance de Marina Ovsiannikova. Selon elle, la rhé­to­rique qu’elle uti­lise est celle du pou­voir et aucu­ne­ment celle de la résis­tance à Poutine. Il faut entendre son témoignage :
    https://www.france24.com/fr/vid%C3%A9o/20220316-guerre-en-ukraine-tous-les-russes-sont-coupables-de-ce-qu-il-se-passe-assure-une‑r%C3%A9fugi%C3%A9e

    Et si vrai­ment le diable se niche dans TOUS les détails, comme ceux-ci, n’ou­blions pas que Poutine n’est pas spé­cia­le­ment un saint.

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