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Poutine. L’homme à abattre

Poutine… Si l’Histoire se répétait nous serions face à un autre Hitler. Ses goulags, autres camps de concentration, s’emplissent d’opposants politiques. Il vient de liquider Alexeï Navalny – 47 ans, condamné à 19 ans de prison, assassiné à force de condamnations acharnées et de tentative d’empoisonnement –, avis aux suivants ! Sa propagande, semeuse de mensonges et de terreur, surpasse celles de la tsariste Tcheka, de la stalinienne Guépéou-NKVD et du KGB qui l’a enfanté, voire celle de Goebbels dans ses horribles raffinements… Sa morgue mégalo-paranoïaque rejoint celle des furieux déments de la « pureté » qui ont ensanglanté l’Histoire de millions de morts. Sa « solution finale » vise les « nazis » ukrainiens dans une guerre sans merci qui répand la mort et la misère jusque sur son propre peuple placé sous anesthésie générale. Mais ce Docteur Folamour a aussi dépassé son maître « national-socialiste » en accédant à l’arme atomique qu’il s’apprêterait à satelliser au-dessus de nos têtes ! Poutine, le « wanted » du tribunal de la justice immanente. Poutine, l’homme à abattre ou du moins, pardon Robert Badinter, à en rêver le suicide, comme l’autre, dans son bunker du Kremlin !

Alexeï Navalny [dr]

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

4 réflexions sur “Poutine. L’homme à abattre

  • Denis Guenneau

    Bravo Gérard pour ton billet
    Est ce ce crime de trop qui va réveiller la communauté internationale?
    J’en doute car le nombre de pays amis de la Russie sur la planète ne fait que croître, et la forte probabilité de donner les rênes de notre pays à Marine LePen en 2027 va dans cette dynamique pro Poutine.
    Il est plus que temps de se mobiliser pour inverser cette tendance lourde qui présage de jours sombres pour la Planète. L’arme nucléaire est une menace russe actuellement pour l’Europe, mais que serait alors la réaction de nos gouvernants que sont le président français, ceux de l’Europe et ceux de l’Otan?
    Un hiver nucléaire est il possible à court terme?
    Je le pense sincèrement.

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  • Maurice D

    Pour compléter votre implacable billet, cet extrait d’un article de Nicolas WERTH dans Le Figaro du 18 février :
    ” Malheureusement, l’annonce n’a pas vraiment surpris tous ceux
    qui connaissent le système carcéral russe aujourd’hui et l’horreur du traitement qu’on
    y inflige aux détenus. Depuis son incarcération, Alexeï Navalny avait été envoyé 27
    fois au mitard, dans des cellules d’isolement très petites avec un sol en ciment et une
    simple planche pour s’allonger. Les prisonniers sont soumis à l’arbitraire le plus total,
    de la part des gardiens mais aussi des détenus. Car on retrouve cette pratique qui
    avait lieu au goulag de mélanger les politiques avec les pires prisonniers de droit
    commun, qui ont la bénédiction de l’administration pour rendre la vie impossible aux
    politiques. D’autres prisonniers politiques subissent le même traitement : on pense à
    Youri Dmitriev et à Vladimir Kara-Mourza, qui ont été condamnés respectivement à 15
    et 25 ans de prison, des peines dignes des pires moments du stalinisme.”

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  • J’ai lu, il y a quelque temps, LA RUSSIE SELON POUTINE d’Anna Politkovskaïa.
    Je rappelle le résumé :

    « Pourquoi je n’aime pas Poutine ? » s’interroge Anna Politkovskaïa.

    La réponse est simple et nette : « Parce qu’il n’aime pas son peuple ! » Parce qu’il se comporte dans la plus pure tradition du KGB dont il est issu, avec un cynisme inégalable. À travers une succession de récits et de rencontres, en reprenant des dossiers tels que ceux des criminels de guerre, des « petits arrangements » qui lient mafia, police et justice, ou des tragédies des prises d’otages à Moscou ou à Beslan, la journaliste dresse un portrait douloureux de ses concitoyens et de son pays. Au fil des pages, c’est l’inhumanité du régime russe et de son premier dirigeant qui transpire. « Nous ne sommes rien, alors qu’il est tsar ou Dieu. »

    Elle est morte assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou après nous avoir prévenus….

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  • Daniel Chaize

    Gérard, très bien ton billet. Nous savions que les idéologies ne meurent pas, que le feu est toujours sous les braises et que le ventre est toujours fécond des totalitarismes assassins. Qu’ils soient religieux, fascistes ou communistes. Nous sommes aussi, tristement, obligés de constater que les peuples peuvent s’en accommoder, surtout bien sûr lorsque la terreur plane quotidiennement sur eux et qu’il s’agit de survivre malgré tout. On se souvient de l’élection où le parti national-socialiste des travailleurs allemands (bien lire tous les mots nous éclaire encore aujourd’hui) d’Hitler sort en tête… ce qui lui vaudra plus tard d’être choisi comme chancelier. Il y eut le coup d’État bolchevique, véritable hold-up et coup de force anti-démocratique qui poursuivra durant un siècle la terreur tsariste avec de nouveaux raffinements d’horreur. Le peuple russe n’arrive pas à sortir du servage, du moins celui des esprits. Russie, Chine, Iran, Corée du Nord… la liste est longue des peuples sous le joug et soumis aux assassinats en tous genres. Hier, en France, nous avons eu notre Maréchal soutenu jusqu’au bout – au moins tacitement – par la majorité des Français malgré la Gestapo et la police française, les étoiles jaunes cousues sur les manteaux et la saignée économique de la France. Bien sûr je n’oublie pas l’engagement des résistants et les engagés des Forces Françaises Libres. Ils étaient Français et étrangers. Mais ils n’étaient pas si nombreux. Aujourd’hui, en Europe, l’idée folle d’une Grande Russie qui aurait besoin d’élargir ses frontières pour survivre n’empêche pas certains membres de l’UE comme Orbán de soutenir Poutine et de souhaiter l’élection de Trump. Il est vrai que le roué Viktor affiche, goguenard, un népotisme qui lui permet d’accaparer les richesses de sa nation. Pour sa famille et ses copains, comme au Venezuela chéri par Mélenchon, au Nicaragua, et avant en Angola, Gabon, et autres “démocraties” africaines. Sous la coupe de Recep Tayyip Erdoğan, la grande Turquie s’y trouve embarquée. Aujourd’hui les dictateurs s’avèrent être des chefs de bande. Des pillards. À nos portes, je le répète. En juin des élections, ce mot-rêve impossible pour lequel les opposants russes, pourtant sans espoir, se lancent, vont avoir lieu chez nous. Les résultats seront éclairants sur l’attachement des peuples européens à la liberté. Celle pour laquelle Navalny a donné, en toute conscience, sa vie. Nous lui devons honneur ainsi qu’à sa femme si digne et courageuse. N’oublions pas qu’elle continue le combat pour lui, pour le peuple russe et pour nous.

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