En soule­vant le cou­ver­cle de la soupière de porce­laine, on a décou­vert un pot de cham­bre et ses relents. C’était lun­di 14 mars au soir, la mairie de Paris organ­i­sait une réu­nion publique d’information sur le cen­tre d’hébergement d’urgence devant être instal­lé d’ici l’été en lisière du bois de Boulogne, – “à deux pas de l’hippodrome d’Auteuil, du musée Mar­mot­tan et des jardins du Ranelagh”, pré­cise judi­cieuse­ment Le Figaro.

Alors que les débats auraient dû se tenir pen­dant deux heures entre les habi­tants mécon­tents et les représen­tants de la ville de Paris, ils ont dû être écourtés au bout de 15 min­utes pour cause de débor­de­ments. Quand la bour­geoisie du XVIe sort de ses gonds, elle se révèle dans sa nue cru­dité.

C’est d’abord au préfet de Paris, Sophie Bro­cas, que les “révoltés” s’en pren­nent. Et en ter­mes par­ti­c­ulière­ment châtiés. Échan­til­lons : “Escroc”, ”fils de pute”, “menteur”, “col­labo”, “stal­in­ien”, ”ven­du”, “salopard”, “salope”, “Sophie Bro­cas caca ! » …

Acclamé par la foule en furie, Claude Goas­guen, maire d’arrondissement LR et prin­ci­pal élu local opposé au pro­jet, a rehaussé le niveau sur le mode sédi­tieux, encour­ageant ses par­ti­sans à “dyna­miter” la piscine instal­lée à prox­im­ité du futur cen­tre d’hébergement, pré­cisant Ne vous gênez pas, mais ne vous faites pas repér­er ».

Pour com­menter pareil événe­ment, France Inter a invité à son micro la « soci­o­logue des rich­es », Monique Pinçon-Char­lot, qui a assisté à cette réu­nion et n’en revient pas, elle qui en a pour­tant remué du beau linge. Cette fois, pour l’effet caméléon, elle avait même revê­tu un petit man­teau de four­rure… syn­thé­tique… Voici son réc­it, grandiose !

Petit flo­rilège com­plé­men­taire ici.