Dans la grande fra­trie Jones, c’était le doyen et der­nier sur­vi­vant. Le pia­niste Hen­ry « Hank » Jones est mort dimanche (16 mai) à New York, âgé de 92 ans. C’est dire s’il a labou­ré les terres du jazz, en side­man et en lea­der, sans qu’on par­vienne à recen­ser le nombre de disques où il se fait entendre dans son style aérien et assu­ré.


Hank Jones (1918-2010). Ici en 2004, au Car­ne­gie Hall de New York. 

Dans la lignée d’Art Tatum, de Bud Powell et Tom­my Fla­na­gan, ses réfé­rences, il avait été un des pre­miers à s’imposer dans la forme du trio bebop, notam­ment avec des com­plices de haute volée tels que Tony Williams (dm) et Ron Car­ter (b), Eddy Gomez et Jim­my Cobb.

De for­ma­tion musi­cale clas­sique, il est venu au jazz en com­pa­gnie de ses fran­gins : Thad­deus, dit Thad, com­po­si­teur, trom­pet­tiste fameux et plus encore bugliste (mort en 1986) ; et Elvin – mais oui, bon sang ! Elvin Jones (mort en 2004), le bat­teur de Col­trane – pour dire vite et don­ner une idée par­tielle de la lignée des dix fran­gins-fran­gines de la famille Jones, tous plus ou moins musi­ciens.

Hank Jones était qua­si­ment l’invité atti­tré du fes­ti­val Jazz à Beau­pré, à Saint-Can­nat près d’Aix-en-Provence.

Le mieux est encore de le voir et l’écouter, comme ici dans Willow Weep for Me, un stan­dard cher à Ella Fitz­ge­rald, dont Hank Jones fut le pia­niste durant plus de cinq ans.

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