Tmp_unicode
© André Faber

Vrai­ment, j’aime bien France Inter, comme en géné­ral les radios du ser­vice public. Pas de pub, enfin presque pas et déjà trop. Gaffe, je vous dis, gaffe ! Et l’ét(h)iquette «Ser­vice public », gaffe aus­si à ne pas l’oublier. D’ailleurs des audi­teurs montent la garde et ne manquent pas de pous­ser la gueu­lante. Ain­si, un de ces der­niers matins encore, quand pour la énième fois un citoyen au télé­phone repose « la ques­tion de Jean-Marc Syl­vestre et Ber­nard Guet­ta ». Il trouve lui aus­si que ça fait beau­coup de libé­ra­lisme et de consen­sua­lisme dans la même « tranche », comme ils disent. Et Sté­phane Pao­li, par ailleurs très « pro » et fort civil, de rétor­quer comme d’hab’, en sub­stance : les édi­to­ria­listes, ils disent ce qu’ils veulent, sous leur res­pon­sa­bi­li­té, et puis, voyez, main­te­nant le ven­dre­di on invite Ber­nard MarisOuais. C’est la vieille recette du pâté d’alouette cou­pé au che­val, 50/50 : une alouette, un che­val. Ain­si, toute la semaine, régime bour­rin et, pour la route du week-end, un p’tit sif­flo­ti de zoziau. De plus, on sait que la radio est le média du matin et de la semaine active. Jus­ti­fier Syl­vestre à 7 heures par un Mer­met l’après-midi, relève de l’habileté poli­ti­cienne, voire de la ruse. Et puis, les édi­to­ria­listes, s’ils disent « ce qu’ils veulent », c’est bien pour ce qu’ils disent qu’« on » les choi­sit, non ?

Share Button