RAZ DE MARÉE. France Inter, le Jeanne-d’Arc et les auditeurs ont beaucoup ramé ce mardi matin…

FinterJ’ai mon idée du service public radio-télé ; je suis allergique à la pub qui prend pour des cons ; et globalement je l’aime bien, mon France Inter. Ça me fait trois bonnes raisons pour l’écouter. Mais en ce moment je suis mal avec elle. Je ne la trouve pas à la hauteur, ni de la situation, ni de mes attentes. Hélas pour elle, je ne crois pas être le seul. Il ne s’agit pas de l’ordinaire question de Sylvestre, Guetta et tout ça, non. On s’y est fait. Là, c’est plus grave : un sentiment d’abandon, de déroute face au raz de marée. Plus de capitaine à bord et les moussaillons, abandonnés à eux-mêmes, ont eu à faire face tant mal que bien.

Tenez ce mardi encore (en fait, je parle surtout du matin, car le midi Drouelle assure un max, et le soir, ça passe), ce matin donc, Pierre Weil – tant pis, il n’avait qu’à pas tant s’exposer – a dû ramer comme un galérien pour faire parler le commandant du Jeanne-d’Arc qui, depuis Djibouti, exprimait par delà ses épaulettes à barettes cet air quasiment guoguenard d’un plaisancier en partance. Le capitaine de vaisseau, permettez, ne savait pas trop où il allait («vers Sumatra»), n’avait pas d’instructions précises («on verra en route»), pour quels besoins précis («on verra sur place»). Moyennant quoi, il s’autorisa une remarque de haut vol pour justifier ses dix jours de croisière : «L’urgence est passée», laissa-t-il tomber dans le casque du journaliste essoufllé, certes, mais nullement estomaqué par ce degré zéro de la compassion. Heureusement qu’une auditrice avisée, elle, vint peu après souligner l’outrage. Et à 8 heures 29, ouf, le Pierre Weil en avance d’une minute rendait l’âme et passait le relais à la pub (tiens, au fait !), puis à la météo.

Certes, dans ce métier aussi, on peut tomber sur un os, ou pire. Eviter la bérésina tient alors avant tout du fond. En plus d’un talent, il faut aussi de la bouteille. C’est pourquoi – en douceur, hein – j’accuse Paoli de « désertion » – guillemets car ce n’est pas non plus une affaire d’Etat – et le management de la station d’inconséquence – pas de guillemets.

Voici qu’advient la catastrophe majeure et, quoi ?, les « forces vives » – comme qui dirait – ne sont pas rappelées ?! Nul n’est irremplaçable, mais nul ne doit s’abstenir non plus de veiller à sa suite. Au risque d’envoyer le relève au casse-pipe.

Pantoufledor_3Il faut bien qu’ils se tanent le cuir, les nouveaux, dira-t-on. Oui mais pas au feu d’un événement pareil ! Idem pour la revue de presse, qui demande non seulement une connaissance de l’actualité, c’est bien le moins, mais surtout une culture, pas un vernis. On en a mal pour eux, ces valeureux remplaçants. Ils font tant et tant pour gommer leurs hésitations. Ou bien, ils se surajoutent une agressivité aussi surfaite que vaine, qui les rend vulnérables au premier crochet du droit.

Bref, pour résumer, et comme le suggérait un bloguiste dans un récent commentaire : Pantouffle d’or à la station pour l’ensemble des matinées de remplacement !

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>> Fred : Oui. Et depuis le même ne s’est nullement bonnifié : toujours roquet, agressif, pas congruent pour deux ronds – je veux dire qu’il ne croit guère à ce qu’il dit; en plus, il ne sait pas écouter, ce qui est le comble. Il m’horripile. Tant et si mal que le ouiquinde, je change de poste. France culture, ouais, ça peut…

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