Tra­vailler à l’Usine : de plus en plus dur, estime «Ebit­da»

L’Usine nou­velle n’est plus aus­si ren­table qu’avant. Avant quoi ? Que la mai­son mère, le groupe de presse pro­fes­sion­nelle Gisi, filiale d’Aprovia, pro­cède à une «restruc­tu­ra­tion». Tra­duc­tion : 25% des effec­tifs à déga­ger, soit envi­ron 90 sala­riés sur 389.

«Je vou­drais que Gisi retrouve des niveaux d’Ebit­da (résul­tat brut d’exploitation) à deux chif­fre­si», a indi­qué son PDG. Le fameux Ebit­da se situe aujourd’hui à 3,5%, selon Le Figa­ro [29/01/05]. Beuh, la honte !

→ J’ai véri­fié, Ebid­ta est un pseu­do (pas ter­rible) der­rière lequel se cache un cer­tain «Ear­ning before inter­est tax depre­cia­tion and amor­ti­za­tion». En non-langue de bois et en hexa­go­nal, ça se dit « tout bénéf ». Mais par­ler « pognon » est d’un vulgaire!


Le Qatar pour­rait pri­va­ti­ser Al-Jezira

Selon Keren Lent­sch­ner [Le Figa­ro, 01/02/05 ], la chaîne qua­ta­rie Al-Jezi­ra, deve­nue en moins de dix ans la voix de la rue arabe dans le monde, devrait connaître une muta­tion impor­tante. L’État du Qatar, son action­naire pour près de 50%, aurait déci­dé de la céder à des capi­taux arabes «d’ici à un an».

Selon le New York Times, des pour­par­lers seraient en cours depuis plu­sieurs mois. Le Qatar, prin­ci­pal allié des Amé­ri­cains dans le Golfe, aurait fina­le­ment cédé aux pres­sions des Etats-Unis qui voit cette chaîne comme un ser­vice de com’ de Ben Laden.

W lit des livres. Si !

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Dans le jar­gon de presse, on appelle «attaque» les toutes pre­mières lignes d’un article, déci­sives pour la lec­ture. Goû­tez-moi celle-ci : «Les sources sont concor­dantes : George W. Bush lit des livres. Et pas seule­ment la Bible». Si avec ça vous n’avez pas envie de lire la suite, c’est à rendre son cla­vier. Donc : c’est titré «Les lec­tures édi­fiantes de George W. Bush» et c’est signé Daniel Ver­net dans Le Monde du 26/01/05. Dois-je insis­ter? : Oui, l’article est à l’avenant.

Pho­to : W apprend à lire avec l’aide d’une fillette. C’est un début mais, sui­vez la flèche rouge, il tient sa BD à l’envers.

Jour­na­listes ven­dus, W mal renseigné

Début jan­vier, USA Today a décou­vert que le minis­tère état­su­nien de l’éducation avait ver­sé 241.000 dol­lars au chro­ni­queur Arm­strong Williams, en vue de pro­mou­voir le plan «No Child Left Behind» («Pas d’enfants lais­sés der­rière»). Puis, mer­cre­di [26/01/05], le Washing­ton Post a révé­lé qu’une autre chro­ni­queuse conser­va­trice, Mag­gie Gal­la­gher, avait pour sa part tou­ché 41 500 dol­lars de l’administration, pour faire la pro­mo­tion du mariage. 

Du coup, W a été obli­gé de réagir lors de sa der­nière confé­rence de presse [ce même 26 jan­vier] : «Notre pro­gramme [d’éducation] devrait être capable de tenir debout de lui-même, a-t-il décla­ré. J’attends de mes ministres qu’ils s’assurent que cette pra­tique ne se per­pé­tue pas.» Il a juré que la Mai­son-Blanche n’était pas au cou­rant. Encore un ser­vice de ren­sei­gne­ment à réformer.

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