Relé­guée de 17 heures à 15 heures, l’émission de Mer­met sur France Inter, Là-Bas si j’y suis, a pro­vo­qué un agré­gat d’auditeurs résis­tants. Les­quels, une fois le sale coup accom­pli, ont dépas­sé le stade de la pro­tes­ta­tion pour étendre leur action à une sorte de mise sous tutelle cri­tique de la radio publique.

D’où cette « pro­fes­sion de foi » :

« Après avoir fait un état des lieux de la situa­tion et de l’évolution de
France Inter, notre col­lec­tif de citoyens enga­gés a conve­nu de la
néces­si­té qu’ont les audi­teurs de peser davan­tage sur leur radio de
ser­vice public. Et ce, pour plu­sieurs raisons :

-  le sta­tut par­ti­cu­lier de France Inter donne une res­pon­sa­bi­li­té par­ti­cu­lière à chaque auditeur.

-  Rappeler
notre sta­tut d’auditeur-citoyen qui est à l’opposé de la notion
libé­rale d’auditeur-consommateur que veut impo­ser la direc­tion de
France Inter.

-  Affir­mer une exi­gence démo­cra­tique face à l’absence de plu­ra­lisme dans les médias.

« Poser la ques­tion des médias, c’est poser la question
de la démo­cra­tie. Il nous paraît indis­pen­sable de pas­ser à l’action
mais avec humour, tact et déli­ca­tesse mais aus­si avec exigence.

1°) Les formes d’actions

-  Les
actions du col­lec­tif s’inscriront dans la durée par cycle d’une année.
Nous avons rete­nu pour ce pre­mier cycle le thème de « Taqui­ner France Inter dans ses dérives »

-  Bri­ser l’isolement des audi­teurs dans ses actions indi­vi­duelles (voir ci-des­sous au cha­pitre des « Moyens »)

-  Orga­ni­ser une veille (écoute) per­ma­nente pour réagir chaque fois que nécessaire

-  Coordonner
dans le plus grand nombre de villes, le même jour à la même heure, les
actions devant les bureaux régio­naux de Radio France.

Les actions auront une forte visi­bi­li­té, seront très
créa­tives, avec une sym­bo­lique évi­dente des valeurs que nous défendons,
plu­ra­lisme de l’information, recon­quête du ser­vice publique et
solidarité.(voir le cha­pitre « nos pre­mières actions »).

2°) Les moyens

-  Diffusion
d’une pla­quette don­nant les adresses de France Inter, les numé­ros de
télé­phone, de fax, les cour­riels des ani­ma­teurs et les noms des
émis­sions où les audi­teurs peuvent inter­ve­nir par téléphone.

-  Création
du site Inter­net « taquinerfranceinter.org » où les audi­teurs feront
connaître à tous leurs actions et leurs démarches individuelles
(cour­riers, cour­riels, télé­phones, mani­fes­tions devant les bureaux
régio­naux de Radio France). www.taquinerfranceinter.org

-  Mettre en place des pas­se­relles avec Acri­med, l’Observatoire Fran­çais des Médias et Infos impar­tiales, etc.

-  Créer
rapi­de­ment un Repaire de « Là-bas si j’y suis » (LBSJS) à Mar­seille. Le Repaire d’Aix en Pro­vence est maintenant
créé. La pre­mière ren­contre aura lieu au café le Bull­dogge, le 3
Octobre 2009 à 19h. (Place Mio­lis à Aix  - 04 42 93 21 97).

-  Mettre en lien tous les repaires de LBSJS de France.

3°) Nos pre­mières actions

-  Le ven­dre­di 29 sep­tembre , devant les bureaux de France Inter, rue de l’ Evé­ché à Mar­seille inau­gu­ra­tion du « Man­quo­mètre ».

Manquo_journaliste
Qu’est-ce que le Man­quo­mètre ? C’est un appareil
extrê­me­ment sophis­ti­qué des­ti­né à faire un constat, à éta­blir un bilan,
avant toute action. Il est actuel­le­ment mis au point par les
plas­ti­ciens « Les Osmonötes ». Le Man­quo­mètre fonc­tionne sur le
prin­cipe d’une banque de don­nées, vous lui four­nis­sez des informations
(péti­tion de 216 000 audi­teurs, nom­breuses lettres de protestations,
etc....) et le Man­quo­mètre éta­blit le bilan... 

-  Fin octobre 2006, inau­gu­ra­tion de « l’Indignomètre »,
tou­jours devant les bureaux de France Inter Mar­seille et nous
l’espérons dans d’autres villes (le même jour à la même heure).

Share Button