Un bon sché­ma vaut tous les bara­tins. D’un seul coup d’œil, voi­ci l’image sèche, bru­tale de la poli­tique sarkozyenne.

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Tra­duc­tion : il y a tou­jours plus de riches, qui paient moins. Le minis­tère du bud­get l’annonce : en 2008, 565 966 foyers ont payé l’impôt de soli­da­ri­té sur la for­tune (ISF), soit une hausse de 7,2 % par rap­port à 2007. Tan­dis que le pro­duit de l’impôt a bais­sé, pas­sant de 4,03 mil­liards en 2007 à 3,81 mil­liards d’euros en 2008.

C’est de la faute à « Tepa » – t’es pas le der­nier à t’en foutre plein les fouilles. Il s’agit de la loi dite en faveur du tra­vail, de l’emploi et du pou­voir d’achat. Cette mesure est plus connue sous sa forme vul­gaire de « paquet fis­cal », lequel atteint sa dou­zaine de mil­liards d’euros par an, car il ne se limite pas à l’ISF. Cette loi (du plus fort, au plus riche) per­met aux foyers d’imputer sur leur ISF 75 % du mon­tant qu’ils ont inves­ti direc­te­ment ou via un hol­ding dans le capi­tal de PME, jusqu’à 50 000 euros. 73 249 foyers ont recou­ru au dis­po­si­tif, cor­res­pon­dant à un manque à gagner de 660 mil­lions d’euros pour le Tré­sor public. De son côté Ber­cy « se féli­cite » : Tepa aurait per­mis de drai­ner 1,1 mil­liard d’euros vers les PME. D’où, sans doute, la pous­sée du chômage…

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