Copenhague. La sirène et la grenouille

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11rainette.1261239393.jpgC’est un conte de Noël, emprunté à La Provence [18/12/09]. Lisez voir ci-contre [clic droit] leur plat billet, mieux que rien. Mais à la veille du fiasco de Copenhague – on peut bien crever la gueule ouverte – l’historiette de la rainette de Salon valait bien une fable. Même les Fontaine se tarissent de nos tristes jours. Je tente la mienne, également à base de grenouillette, peut-être même de l’espèce de Salon (de Provence).
J’allais donner de ma grande cisaille à dégager le lierre envahissant. Je l’ai aperçue entre les deux lames, me scrutant de ses yeux d’or, le jabot palpitant d’une courte respiration. Inquiète ? Stressée ? Elle m’a laissé le temps d’une pause photo et même plus, comme une starlette sur les marches de Cannes. Elle posait là dans le plus simple appareil, sur le plastique noir et technique d’un boîtier électrique ; à contempler le monde, sans rien savoir de Copenhague ni de sa petite sirène au chant trompeur. Mais en en connaissant bien tous les enjeux. C’est bien ça : elle frémissait sous l’air incertain, soufflant le chaud et le froid. Comme nous en somme, pauvres humains, sur la même galère en dérive. Jadis animal fétiche de la météo, elle parcourait l’échelle du temps qu’il fait. La voilà devenue, petite et magnifique grenouille, symbole du temps qui reste.

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