Bonne année « Fraternité » ? Après vous, je vous en prie !

Après avoir dégainé le beau mot de la républicaine trilogie, que Not’ président tire le premier, qu’il ouvre la voie, montre l’exemple, joigne le geste à la parole, etc. Allez-y mon gars, vous gênez pas pour nous. Je suggère même que, avec ses petits bras, il re-grave le marbre des frontispices également républicains dans l’ordre inverse du tiercé, soit 3-2-1 : Fraternité –> Égalité –> Liberté. Ne serait-ce pas le vrai bon meilleur sens afin que cette chère Liberté ne soit pas ainsi poussée en avant comme un produit d’appel, une tête de gondole aux gros nibards, façon Delacroix pour la mythologie qui mange pas trop de pain ?

Alors, que 2010 soit l’année de la Fraternité avant celle de la Coupe du monde de foot. Il se dit que 300 milliards d’euros viendraient à bout de la faim dans le monde – des centaines de fois moins que les seules dépenses d’armement. On pourrait même, s’il le faut pour la libido des (im)puissants, garder les gros canons, les sales bombes et les méchants navions pour parader et effrayer la racaille mondiale. Gratter quelques pour cent, ça ne se verrait même pas dans le défilé du 14-juillet. Il est vrai qu’un ou deux milliards d’humains mangeant à peu près à leur faim, peinards dans leurs coins reculés, ça ne ferait pas beaucoup de bruit non plus. Voilà peut-être la question. Encore une affaire de com’. Fut un temps où un sac de riz sur l’épaule vous rapportait gros en notoriété monnayable. C’est vraiment que tout fout le camp.

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“Respectons-nous les uns les autres, faisons l’effort de nous comprendre, évitons les mots et les attitudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous déchirer, sans nous insulter, sans nous désunir”

Photo ©gp

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argoul

Oui, on peut rêver, d’ailleurs il faut. C’est la saison des Meilleurs Voeux. Je te les envoie de blog à blog. Bonne année don !
Argoul

faber

Bonne année, itou, cher le Gérard et tes lectrices et lecteurs. Bon ! la dernière fois, ça n’a pas marché (la bonne année). Oui, il faut rêver très fort, ça aide ! Mais… à l’instant je reviens de la supérette, panne nationale de payement par carte. Voila que soudain, le beau monde de la conso, des soldes qui commencent (ici en Moselle), tout s’effondre. Ne restent que des discussions devant les caisses, des sourires, des bonnes années, bref et enfin, un peu d’humanité.

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