Y en a qui apprennent vite la sar­ko­langue et ce qui va avec. Pas trop dur, suf­fit de bien écou­ter le maître. Ain­si Phi­lippe Val, pro­mu comme on sait de Char­lie Heb­do à la direc­tion de France inter. Pour impri­mer sa marque (de fabrique), il concocte en douce un cham­bou­le­ment du ser­vice poli­tique, c’est bien le moins que doive un tou­tou à son maître, lequel n’est pas du tout content de cette bande d’Inter qui ne lui cire pas assez, à son goût, les pompes à talonnettes.

Val a donc com­men­cé par tran­cher dans le lard de la mati­nale, en sup­pri­mant d’autorité (il est bien payé pour) une demi-heure d’émission à deux jour­na­listes de la tranche 6 h 30 – 7 h. Ram­dam dans la sta­tion, expli­ca­tions du nou­veau maître :  « France Inter est une radio qui coûte cher à l’actionnaire, qui n’est pour­tant pas très bien trai­té par la sta­tion ». Réplique le len­de­main par un tract de la socié­té des pro­duc­teurs rap­pe­lant à Val que le seul action­naire de France Inter était le peuple fran­çais, à tra­vers le paie­ment de la rede­vance audio­vi­suelle. Et non pas le pré­sident de la Répu­blique, Nico­las Sar­ko­zy, qui, néan­moins et désor­mais, nomme lui-même le PDG de Radio France. Rec­ti­fi­ca­tion dudit Val :   » Il est évident pour moi que l’actionnaire d’Inter n’est pas le pré­sident de la Répu­blique, mais les audi­teurs ». Cachons ce sale mot de peuple.
Ça risque donc de chauf­fer à Inter. Tan­dis que l’ « action­naire de l’Élysée » vient d’élever – si on peut dire – le PDG de Radio France, Jean-Luc Hees, au grade d’officier de la Légion d’honneur. L’honneur, y a que ça de vrai.

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