stupeur.1262888791.jpegDites donc, vous avez vu ça, cette secousse qui frappe la « classe poli­tique ». Le Monde.fr n’en peut plus d’un tel choc ; il en voit et en met par­tout de la « classe poli­tique », frap­pée de « stu­peur », vous vous ren­dez compte, cette mort d’un gaul­liste pas­sion­né de foot. Ah, la « classe poli­tique », c’est le pen­dant de l’autre fameuse « com­mu­nau­té inter­na­tio­nale », ou bien encore le valeu­reux « Occi­dent ». C’est fou ce qu’on est cer­né de cli­che­tons, autant dire de coquilles creuses et, fina­le­ment, de vide intel­lec­tuel. Ce matin encore, par exemple, Jos­pin par­lait de « logi­ciel » au lieu de pro­gramme ! Encore un qu’a pas dû potas­ser un Jacques Ellul et sa dénon­cia­tion du Sys­tème tech­ni­cien. Pour­quoi de telles dérives lan­ga­gières ? Sans doute parce que la pen­sée elle-même part en dérive. Elle vou­drait pour­tant « faire bou­ger les lignes » afin de ne pas « aller droit dans le mur » ou de « se tirer une balle dans le pied ». Si bien qu’ « au final », « on dira ça comme ça » fau­drait, il a rai­son quoi, vrai­ment « chan­ger de logi­ciel ».

PS : Lio­nel l’affreux jojo a trou­vé le moyen de jus­ti­fier sa déser­tion en rase cam­pagne d’avril 2002, accu­sant « à la limite la gauche [d’avoir] aban­don­né celui qui pou­vait la faire gagner au 2e tour. Après il fal­lait  que ce soit aux res­pon­sables socia­listes d’assurer la suite. Moi ensuite je me suis effor­cé de les accom­pa­gner à ma place ». Belle réponse de faux-cul ! Gon­flé d’orgueil comme dab. L’auditeur de Mar­seille qui l’avait inter­pel­lé sur sa déser­tion du 21 avril n’aura plus qu’à rêver d’une cour mar­tiale… Pour ma part, je date de cette lâche­té l’effondrement poli­tique de la gauche, même si Jos­pin n’en consti­tuait pas la seule cause ; mais il y était aus­si pour beau­coup, bien avant, avec sa poli­tique de pri­va­ti­sa­tions à tout va et son ral­lie­ment objec­tif à la mar­chan­di­sa­tion de la socié­té. J’ajouterai aus­si la louche tac­tique et catas­tro­phique d’inversion de l’ordre des pré­si­den­tielles et des légis­la­tives. Plus, en consé­quence, cette déva­lua­tion com­plète de la « classe politique » !

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