Ph. Le Télégramme

J’apprends par mon pote Lan­glois, dans Panouille, son blog, la mort d’Henri Mon­tant. Celui qui se fai­sait appe­ler Arthur sous ses billets acé­rés, sauf dans Le Monde, où ça n’aurait pas fait sérieux. Arthur, le bar­bu à la pipe et au regard plis­sé, comme pour aug­men­ter la pro­fon­deur du champ, sur­tout celui si éten­du de la conne­rie. Il fut donc de la bande à Char­lie-Heb­do (de l’époque Cho­ron) et plus encore de celle de La Gueule Ouverte (de Four­nier et Isa­belle Cabut), au temps où l’on pas­sait de l’ « envi­ron­ne­ment » à l’écologie, y com­pris et sur­tout au sens poli­tique (can­di­da­ture de René Dumont à la pré­si­den­tielle de 74).

On le retrou­ve­ra plus tard dans les feuilles libres et liber­taires comme La Grosse Ber­tha, CQFD, Siné Heb­do et Bakchich.

Nos routes se sont sou­vent croi­sées, notam­ment au temps où nous pas­sions le flam­beau, au Centre de for­ma­tion des jour­na­listes, à Paris.

Il n’est pas mort de la Légion d’honneur, mais d’un can­cer same­di en Bre­tagne, à 70 ans.

Ber­nard Lan­glois lui rend le bel hom­mage, que des lec­teurs enri­chissent, notam­ment Isa­belle Cabut. Le mieux est d’y aller voir.

On lira aus­si un beau por­trait de lui par Jacques Chan­teau, dans Le Télé­gramme du 27 mars 2009, alors qu’il pré­si­dait à Mor­laix le jury d’un fes­ti­val de films, «Court mais bref».

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