Document. Dumayet et Desgraupes, Pierre-s angulaires du scoop rimbaldien

Ce 25 novembre 1954, surgissant de la brume ardennaise, chaussés de leurs bottes de caoutchouc, affrontant bravement la gadoue, Pierre Dumayet et Pierre Desgraupes ont fleuré miam-miam le scoop d’enfer.

Clope au bec, gabardine de flic, les Roux-Combaluzier du journalisme lettré, allure madrée et fière d’épagneul picard en approche du gibier, sont venus (exprès de Paris, avec toute une équipe technique) interviewer Monsieur Fricotot, contemporain d’Arthur Rimbaud.  Le paysan, en casquette, un peu endimanché dirait-on, a été posé au pied de sa charrue, bâton à la main. Par la gauche, Madame Fricotot vient se ranger dans le champ, façon Angelus de Millet. « Bonjour Madame ». Mais c’est à Monsieur qu’on cause. Ça tourne. On branche le micro. Les questions fusent (ils s’y mettent à deux). Quant aux réponses, elles valent leurs 2 min 42 s de journalisme à haute intensité documentaire…

« Bon, ben, j’crois qu’on vous a demandé à peu près tout… Au revoir Monsieur, R’voir madame… »

––

Archive de l’Ina.

MOTS CLÉS de l’Ina : journaliste paysan Rimbaud Arthur vie rurale champ boue botte Témoignage

Partager

2
  S’abonner  
plus récent plus ancien
M'avertir en cas de

Spécial !!! Mais bien de l’époque et du cru !
Quant à lire Rim­baud, Mon­sieur Fri­co­tot, fau’vouère…

Gian

Rentré sous son toit de chaume, le Fricotot prolonge le scoop :’ingt Tieux ! Dis donc la Fernande, c’est-y pas toué qu’aurait ben refilé du plâtre au Rin bot, rapport à sa jambe de boué ? T’aurais-t-y pas fricoté avec cet emplâtré ? J’vas-t-y vouère son livre, peut-êt’ ben qui cause de toué, avec sa “très chère qu’était nue, et connnaissant mon couère…”

Translate »