C’était un fameux trom­pet­tiste et flû­tiste états-unien. Roy Camp­bell Jr est mort le 9 jan­vier à l’âge de 61 ans. Du be-bop au free, il avait tra­ver­sé avec fer­veur les der­niers grands cou­rants du jazz, en lea­der ou aux côtés d’artistes les plus répu­tés comme Don Cher­ry, Mat­thew Shipp, Hamid Drake, William Par­ker et Peter Brötz­mann, Il n’hésitait pas non plus à s’aventurer sur les ter­ri­toires de la world, du hip-hop et même du reg­gae et du rock.

Né à Los Angeles en 1952, Roy Camp­bell s’installe à New York où il apprend le pia­no et le vio­lon avant de pas­ser, vers l’âge de vingt ans, à la trom­pette, au bugle et à la flûte. Ses maîtres ne sont autres que Lee Mor­gan, Ken­ny Dorham, Joe New­man, Yusef Lateef (qui, lui aus­si, vient de mou­rir)… Fraî­che­ment diplô­mé, il monte son propre groupe, Spec­trum, En 1978, il rejoint l’Ensemble Mun­tu, diri­gé par le bas­siste William Parker.

Puis on le sui­vra aux côtés de Mar­cus Mil­ler, Woo­dy Shaw, Cecil Tay­lor, John Zorn, Wil­bur Ware, Ken­ny Kirk­land, Sun­ny Mur­ray, Rashied Ali et autres. Au début des années 90, il pas­se­ra quatre ans aux Pays-Bas, jouant sur­tout  en Europe. De retour à New York, il y pour­suit une car­rière sou­te­nue, n’hésitant pas à se pro­duire par­fois aux côtés d’artistes de R & B.

Le Mou­lin à jazz de Vitrolles l’avait fait venir par deux fois avec ses com­parses du Nu Band, Mark Whi­te­cage (alto et cla­ri­nette), Lou Gras­si (bat­te­rie), emme­nés par Jo Fon­da (contre­basse). Mémo­rables concerts, dont celui du 12 jan­vier 2009, il y a exac­te­ment cinq ans. Article et pho­tos ici pour rendre hom­mage à cet artiste aus­si remar­quable que dis­cret, vivant la musique avec brio et élé­gance, puis­sance et délicatesse.

Sur le concert de Vitrolles, lire ici.

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