Dites-donc, les ami(e)s, ça fait deux bons mois que j’ai car­ré­ment déserté la toile ! Et pas de protes­ta­tions… À sup­pos­er que j’aie pu man­quer à d’aucuns, voici une bonne ration qui devrait vous tenir au corps. Même s’il s’agit d’un sujet indi­geste. Comme l’est l’actu et ce monde si mal en point. Enfin, con­so­la­tion : l’Euro de foot, c’est fait. Le Tour, aus­si. De même les JO. Pas­sons enfin à la poli­tique, la bonne, vraie, bien politi­ci­enne. Voici le temps béni de la mas­ca­rade (pré)électorale. Les jeux ne sont pas faits, mais si quand même, au sens des camem­berts dépassés…

Nous sommes début août à Mar­seille. La scène se passe juste avant l’affaire du siè­cle, dite du burki­ni.

Un cou­ple d’amis (Elle et Lui) et moi-même, nous remon­tons d’une jouis­sive baig­nade pour regag­n­er la Cor­niche et la voiture. Jetant un coup d’œil plongeant sur la plage où nous avons nagé – qui, tenez-vous bien, s’appelle Plage du Prophète, tous les Mar­seil­lais con­nais­sent… – , nous sur­plom­bons du regard deux nageuses côte à côte. L’une en mail­lot, l’autre entière­ment habil­lée en noir, bar­b­otant, accrochée à une bouée.

Lui (à ma droite) :

– Ah, comme c’est beau et pais­i­ble ! Ces deux femmes si dif­férentes et qui se baig­nent ensem­ble comme ça, sans prob­lèmes…

Je ne dis rien, trou­vant mon pote bien angélique dans sa vision du monde. Mais, bon…, depuis que je nage à ses côtés, on a eu con­nu d’autres tem­pêtes et dis­putailles…

Elle (à ma gauche) :

– Ouais… Peut-être, mais moi, je ne me vois pas à la place de la femme habil­lée, devant sor­tir de l’eau avec le tis­su tout col­lé, sous ce soleil, avec le sel et le sable sur la peau !…

Moi (entre les deux, mais pen­chant vers Elle) :

– D’accord avec toi ! En plus, je vois tout de même chez cette femme un renon­ce­ment au bien-être, ce qui est dom­mage, mais enfin… Ce qui me con­trarie surtout c’est la soumis­sion à un ordre moral – religieux en l’occurrence.

Bon. C’était midi passé, il fai­sait faim (et beau), on n’allait tout de même pas se gâch­er un pareil moment de vie. On monte dans l’auto et les por­tières se refer­ment sur le débat à peine amor­cé.

burkini

Calan­ques de Mar­seille, juil­let 2016. La mode s’empare du religieux banal­isé, marchan­disé. Un prosé­lytisme ordi­naire… [Ph. gp]

Depuis, il y a eu ces inter­dic­tions décrétées par des maires – de quel droit au juste, en ver­tu de quel pou­voir, dans quel but réel, à défaut d’un but avoué ? Quand j’entends des voix de droite et d’extrême droite brandir le mot « laïc­ité », comme ils par­leraient de cul­ture ou de fra­ter­nité… pour un peu je sor­ti­rais mon revolver (hep, c’est une image, hein, une référence… cul­turelle ! 1) Car ils par­lent d’une cer­taine laïc­ité, la leur, qu’ils assor­tis­sent d inter­dic­tion, de rejet, d’exclusion. Une laïc­ité cache-sexe, j’ose le dire, d’une atti­tude en gros anti-musul­mane, voire anti-arabe.

Et puis il y eut cette déc­la­ra­tion de Manuel Valls à pro­pos de ces maires censeurs : « Je sou­tiens […] ceux qui ont pris des arrêtés, s’ils sont motivés par la volon­té d’encourager le vivre ensem­ble, sans arrière-pen­sée poli­tique. » Et c’est qu’il en con­naît un ray­on, le pre­mier min­istre, en matière d’arrière-pensée poli­tique ! Une autre belle occa­sion de se taire. 2

Par­lons-en de l’« arrière-pen­sée poli­tique » ! Puisqu’il n’y a que ça désor­mais en poli­tique, à défaut de pen­sée réelle, pro­fonde, sincère, por­teuse de sens et non pas d’intentions cachées et autres coups four­rés. Tan­dis que ces mêmes politi­ciens se gar­garisent de Démoc­ra­tie et de République, avec majus­cules. Ain­si, quoi qu’ils déclar­ent, ou éructent, s’est selon, et spé­ciale­ment sur ces reg­istres des inter­férences por­tant sur les reli­gions – en fait sur le seul prob­lé­ma­tique islam –, se trou­ve enrac­iné dans l’arrière-monde politi­cien des fameuses « arrière-pen­sées » évo­quées par Valls. On ne saurait oubli­er que la par­tie de pok­er menteur en vue de la prési­den­tielle de 2017 est forte­ment engagée.

C’est pourquoi, s’agissant de ces ques­tions dites du « vivre ensem­ble », la parole poli­tique ne parvient plus à offrir le moin­dre crédit, à l’exception pos­si­ble, épou­vantable, des « vierges » de l’extrême droite, encore « jamais essayées » et, à ce titre, exerçant leur séduc­tion auprès des électeurs échaudés et revan­chards, ou incultes et incon­scients poli­tique­ment autant qu’historiquement. D’où les surenchères ver­bales qui se suc­cè­dent en cas­cades. Ce sont les mêmes qui pour­raient élire un Trump aux Etats-Unis, ou qui ont déjà voté pour un Orban en Hon­grie, un Pou­tine en Russie, un Erdo­gan en Turquie, etc. – sans par­ler des mul­ti­ples offres pop­ulistes qui tra­versent l’Europe et tant d’autres pays. 3

La perte de crédit des politi­ciens explique en grande par­tie la grande fatigue de la démoc­ra­tie : pro­gres­sion des absten­tions et des votes de refus lors des élec­tions ; sus­pi­cion crois­sante à l’égard des élites con­sid­érées comme… éli­tistes, se regroupant et se repro­duisant dans l’entre soi des mon­des de l’économie, des « décideurs » et des médias acca­parés par les financiers. Le tout, avec pour corol­laire la mon­tées des vio­lences urbaines et des incivismes ; les repliements et affron­te­ments com­mu­nau­taristes ; le sen­ti­ment d’insécurité ; le rejet de l’Autre, la xéno­pho­bie, l‘antisémitisme et le racisme.

Toutes choses qu’on peut essay­er de com­pren­dre et même d’expliquer, sans pour autant les jus­ti­fi­er – comme l’a hélas pré­ten­du le même Valls déjà cité ici pour la « per­ti­nence » de ses pro­pos. Com­ment vouloir organ­is­er la polis – la cité – si on renonce à en com­pren­dre les (dys)fonctionnements ?

Ain­si quand on déplore la « bar­barie » d’extrémistes religieux en invo­quant l’« obscu­ran­tisme », on n’explique en rien la dérive vers l’extrême vio­lence des sys­tèmes religieux – islamistes en l’occurrence 4. Se plain­dre de l’obscurité par l’absence de lumière ne fait pas revenir la clarté. C’est ici que je place « mon » Bossuet, ce big­ot éru­dit : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chéris­sent les caus­es » 5 … Dieu se marre, moi avec : je ris jaune tout de même. De ma fenêtre, les reli­gions sont une des caus­es pre­mières des affron­te­ments entre humains, notam­ment en ce qu’elles vali­dent des croy­ances frat­ri­cides, ou plutôt homi­cides et géno­cides ; lesquelles génèrent les injus­tices et les dérè­gle­ments soci­aux qui ali­mentent l’autre série des « caus­es pre­mières » de la vio­lence intra espèce humaine. J’ajoute, l’ayant déjà dit ici, que je con­sid­ère aus­si le nazisme et le stal­in­isme sous l’angle des phénomènes religieux.

indigenes-republiqueDe l’autre côté, accuser la République de tous les maux, jusqu’à vouloir l’abattre, au nom d’un passé colo­nial inex­pi­able, qui vaudrait malé­dic­tion éter­nelle aux généra­tions suiv­antes, c’est dénier l’Histoire et enfer­mer l’avenir dans la revanche, la haine et le mal­heur. C’est notam­ment la posi­tion de mou­ve­ments « pyro­manes » comme Les Indigènes de la République par­lant de « lutte des races sociales » tout en qual­i­fi­ant ses respon­s­ables de souch­iens – néol­o­gisme jouant per­fide­ment sur l’homophonie avec sous-chiens et voulant en même temps désign­er les « Français de souche » chers aux Le Pen.

Ce qui m’amène à évo­quer l’affaire de Sis­co, ce vil­lage du Cap corse qui a vu s’affronter des habi­tants d’origine maghrébine et des Cors­es… d’origine. Je n’y étais pas, certes, et ne puis que me référ­er à ce que j’en ai lu, et en par­ti­c­uli­er au rap­port du pro­cureur de la Res pub­licæ – au nom de la Chose publique. Selon lui, donc, les pre­miers se seraient appro­prié une plage pour une fête, « en une sorte de caï­dat » ; ce qui ne fut pas pour plaire aux sec­onds… Tan­dis que des pho­tos étaient pris­es, inclu­ant des femmes voilées au bain… Castagnes, cinq blessés, police, voitures incendiées. Pour résumer : une his­toire de ter­ri­toire, de con­cep­tion socié­tale, de cul­ture.

Le mul­ti­cul­tur­al­isme se nour­rit aus­si de bien des naïvetés. Surtout, il est vrai, auprès d’une cer­taine gauche d’autant plus volon­tiers accueil­lante que bien à l’abri des cir­cuits de migra­tion… Les Cors­es sont des insu­laires [Excusez le pléonasme…] et, comme tels, his­torique­ment, ont eu à con­naître, à red­outer, à com­bat­tre les mul­ti­ples envahisseurs, des bar­bares – au sens des Grecs et des Romains : des étrangers ; en l’occurrence, et notam­ment, ce qu’on appelait les Sar­rasins et les Ottomans, autrement dit des Arabes et des Turcs. D’où les nom­breuses tours de guet, génois­es et autres, qui parsè­ment le lit­toral corse, comme à Sis­co. Des mon­u­ments – du latin « ce dont on se sou­vient » – attes­tent de ce passé dans la dureté de la pierre autant que dans les mémoires et les men­tal­ités – même éty­molo­gie que mon­u­ment !

Ain­si les Cors­es demeurent-ils on ne peut plus sour­cilleux de leur ter­ri­toire et, par delà, de leurs par­tic­u­lar­ismes, sou­vent cul­tivés à l’excès, jusqu’aux nation­al­ismes divers et ses vari­antes qui peu­vent se tein­ter de xéno­pho­bie et de racisme [Enreg­istré après l’affaire de Sis­co, un témoignage affligeant de haine en atteste ici : https://www.youtube.com/watch?v=rPvKFUt0PH0 ]

En face, d’autres insu­laires, selon leur pro­pre his­toire : « exportés » par l’Histoire (il ne s’agit nulle­ment de nier la réal­ité et les effets du colo­nial­isme) et en par­ti­c­uli­er les migra­tions économiques, ain­si devenus insu­laires, c’est-à-dire isolés de leur pro­pre cul­ture et surtout de leur reli­gion. Tan­dis que la récente mon­di­al­i­sa­tion, telle une tem­pête plané­taire, relance avec vio­lence les « chocs des cul­tures » – je ne dis pas, exprès « civil­i­sa­tions » 6 Mais c’est un fait que l’intrusion mil­i­taire de l’Occident dans le monde musul­man, sous la houlette des Bush et des néo-con­ser­va­teurs états-uniens a con­sti­tué un cat­a­clysme géopoli­tique ne ces­sant de s’amplifier, abor­dant aujourd’hui le rivage corse de Sis­co et qui, si j’ose dire, s’habille désor­mais en burki­ni.

Retour donc au fameux burki­ni avec la posi­tion de la Ligue des Droits de l’Homme qui, dénonçant le rac­cour­ci par lequel des maires lient le port du burki­ni au ter­ror­isme, ajoute dans son com­mu­niqué : « Quel que soit le juge­ment que l’on porte sur le sig­nifi­ant du port de ce vête­ment, rien n’autorise à faire de l’espace pub­lic un espace régle­men­té selon cer­tains codes et à ignor­er la lib­erté de choix de cha­cun qui doit être respec­tée. Après le « burki­ni » quel autre attrib­ut ves­ti­men­taire, quelle atti­tude, seront trans­for­més en objet de répro­ba­tion au gré des préjugés de tel ou tel maire ? Ces man­i­fes­ta­tions d’autoritarisme […] ren­for­cent le sen­ti­ment d’exclusion et con­tribuent à légitimer ceux et celles qui regar­dent les Français musul­mans comme un corps étranger à la nation. »

Pour la LDDH, certes dans son rôle, il s’agit de met­tre en avant et de préserv­er le principe démoc­ra­tique pre­mier, celui de la lib­erté : d’aller et venir, de penser, de prier, de danser, de s’habiller, etc. dès lors qu’on n’attente à qui que ce soit et à aucune des lib­ertés. C’est aus­si la posi­tion des Femen qui, tout en déplo­rant l’enfermement des femmes dans le vête­ment, enten­dent défendre le libre choix de cha­cun.

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Les Iraniens sont de plus en plus nom­breux à pos­er avec, sur la tête, le voile de leur fiancée, de leur épouse, de leur mère ou de leur fille ! Nom de code sur les réseaux soci­aux : #menin­hi­jab

Le hic vient cepen­dant de ce que le burki­ni n’est pas l’équivalent symétrique­ment inver­sé du biki­ni et qu’on ne peut pas s’en sor­tir avec une for­mule comme « quel que soit le sig­nifi­ant… » ; cette tenue exprime en effet un con­tenu religieux affir­mé, revendiqué – ce que n’est pas le biki­ni, qui relève de la mode, ou seule­ment de la marchan­dise ves­ti­men­taire. Il est aus­si vrai que le burki­ni a été inven­té et lancé par des acteurs de la mode et que son com­merce atteint aujourd’hui des som­mets et que, comme tel, son con­tenu religieux sem­ble tout relatif… Ain­si, burki­ni et biki­ni ne présen­teraient pas qu’une prox­im­ité lex­i­cale, ils partageraient une fonc­tion éro­tique sem­blable par une mise en valeur du corps féminin comme le font le ciné­ma et la pho­to pornographiques, pas seule­ment par la nudité crue, mais aus­si par le moulage des formes sous des vête­ments mouil­lés. Le prob­lème demeure cepen­dant : il est bien celui de l’intrusion du religieux dans le corps de la femme et dans sa lib­erté. Par delà, il pousse le glaive des dji­hadistes dans le corps si frag­ilisé des démoc­ra­ties “mécréantes”, inci­tant à des affron­te­ments de type eth­niques et com­mu­nau­taires, met­tant à bas l’idéal du “vivre ensem­ble”, préludes à la guerre civile. Une telle hypothèse – celle de l’État islamique – peut sem­bler invraisem­blable. Elle n’est nulle­ment écartée par les voix par­mi les plus éclairées d’intellectuels de cul­ture musul­mane. C’est le cas des écrivains algériens comme Kamel Daoud et Boualem Sansal ou comme le Maro­cain Tahar Ben Jel­loun.

À ce stade de l’explication (Valls n’est pas tenu de s’y ranger…), quelles solu­tions envis­ager pour désamorcer ce prélude à la guerre civile aux noms d’Allah et de Dieu (pour­tant unique selon les monothéismes – le judaïsme, reli­gion du par­ti­c­uli­er eth­nique, demeu­rant en l’occurrence au seuil de la polémique, ayant assez à faire avec l’usage pub­lic de la kip­pa… ; et le boud­dhisme totale­ment en dehors) ?

Pour ma part, non sans mûres réflex­ions, je serais ten­té d’en appel­er à la stricte laïc­ité « à la française », selon la loi de 1905, comme solu­tion sus­cep­ti­ble d’apaiser les con­flits : pas de signes religieux (dis­ons osten­ta­toires) dans l’espace pub­lic. On notera à ce sujet que les tolérances actuelles des reli­gions par rap­port aux mœurs demeurent rel­a­tives, récentes et frag­iles – voir la réac­tion du mou­ve­ment Famille pour tous et du clergé catholique, pour ne par­ler que de la France ! Donc préfér­er la Laïc­ité pour tous afin que les vach­es soient bien gardées… Au delà de la boutade, il est vrai que le risque demeure pour les femmes musul­manes de se voir exclues totale­ment de l’espace pub­lic, et des plages en par­ti­c­uli­er. À elles alors de se rebeller, y com­pris et peut-être d’abord con­tre leurs dom­i­na­teurs mâles, obsédés sex­uels tra­vail­lés par un appareil religieux datant du VIIIe siè­cle. À moins qu’elles ne préfèrent l’état de servi­tude, lequel rel­e­vant de la sphère privée, loin de tout prosé­lytisme au ser­vice d’une néga­tion de la vie et du droit à l’épanouissement de tout indi­vidu, homme, femme, enfant.

Je recon­nais que l’injonction est facile… Elle a valu et vaut tou­jours pour les femmes qui, dans le monde, sont tout juste par­v­enues à se libér­er, ou même par­tielle­ment. C’est qu’il leur a fal­lu se bat­tre. Tan­dis que leurs droits dure­ment acquis sont par­fois remis en cause – le plus sou­vent sous la pres­sion religieuse plus ou moins directe. Elles se sont soulevées dans le monde islamisé et con­tin­u­ent de le faire, en avant-gardes minori­taires, trop sou­vent au prix de leur vie. Il leur arrive même d’être soutenues par des hommes. Comme actuelle­ment en Iran, avec cette cam­pagne appuyée par des pho­tos où des hommes appa­rais­sent voilés aux côtés de femmes têtes nues. J’ai fail­li écrire « cha­peau ! »

––––

Com­ment ne pas appréci­er ce bil­let de Sophia Aram, lun­di sur France inter. Indis­pens­able, courageuse, pétil­lante Sophia – la sage icon­o­claste. Mais “grotesque”, cette affaire ? Puisse-t-elle dire vrai !

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Notes:

  1. Dans une pièce de Hanns Johst, dra­maturge alle­mand nazi, la cita­tion exacte : « Quand j’entends par­ler de cul­ture… je relâche la sécu­rité de mon Brown­ing ! »
  2. Par­mi ces maires, celui de Vil­leneuve-Lou­bet (06), Lion­nel Luca, favor­able au rétab­lisse­ment de la peine de mort… con­va­in­cu du rôle posi­tif de la coloni­sa­tion. Sym­pa.
  3. Et, tiens ! revoilà le « sarko » tout flam­bant-flam­bard, revir­gin­isé à droite toute. Deux de ses idées d’enfer : « Toute occu­pa­tion illicite de place sera immé­di­ate­ment empêchée, et les zadistes seront ren­voyés chez eux. » « En cas de dégâts sur la voie publique à la suite d’une man­i­fes­ta­tion à laque­lle ils auraient appelé, les syn­di­cal­istes devront régler les dom­mages sur leurs pro­pres deniers. »
  4. Quelle reli­gion, dans le fil de l’Histoire, pour­rait se dédouan­er de tout extrémisme vio­lent ?
  5. Cita­tion attribuée à Bossuet, évêque de Meaux (avant Copé), prédi­ca­teur, 1627–1704.
  6. Je ne souhaite pas ici débor­der sur la con­tro­verse autour du livre de Samuel Hunt­ing­ton, Le Choc des civil­i­sa­tions, paru en 1997.