Le burkini, accessoire islamique ou glaive contre la laïcité

Dites-donc, les ami(e)s, ça fait deux bons mois que j’ai carrément déserté la toile ! Et pas de protestations… À supposer que j’aie pu manquer à d’aucuns, voici une bonne ration qui devrait vous tenir au corps. Même s’il s’agit d’un sujet indigeste. Comme l’est l’actu et ce monde si mal en point. Enfin, consolation : l’Euro de foot, c’est fait. Le Tour, aussi. De même les JO. Passons enfin à la politique, la bonne, vraie, bien politicienne. Voici le temps béni de la mascarade (pré)électorale. Les jeux ne sont pas faits, mais si quand même, au sens des camemberts dépassés…

Nous sommes début août à Marseille. La scène se passe juste avant l’affaire du siècle, dite du burkini.

Un couple d’amis (Elle et Lui) et moi-même, nous remontons d’une jouissive baignade pour regagner la Corniche et la voiture. Jetant un coup d’œil plongeant sur la plage où nous avons nagé – qui, tenez-vous bien, s’appelle Plage du Prophète, tous les Marseillais connaissent… – , nous surplombons du regard deux nageuses côte à côte. L’une en maillot, l’autre entièrement habillée en noir, barbotant, accrochée à une bouée.

Lui (à ma droite) :

– Ah, comme c’est beau et paisible ! Ces deux femmes si différentes et qui se baignent ensemble comme ça, sans problèmes…

Je ne dis rien, trouvant mon pote bien angélique dans sa vision du monde. Mais, bon…, depuis que je nage à ses côtés, on a eu connu d’autres tempêtes et disputailles…

Elle (à ma gauche) :

– Ouais… Peut-être, mais moi, je ne me vois pas à la place de la femme habillée, devant sortir de l’eau avec le tissu tout collé, sous ce soleil, avec le sel et le sable sur la peau !…

Moi (entre les deux, mais penchant vers Elle) :

– D’accord avec toi ! En plus, je vois tout de même chez cette femme un renoncement au bien-être, ce qui est dommage, mais enfin… Ce qui me contrarie surtout c’est la soumission à un ordre moral – religieux en l’occurrence.

Bon. C’était midi passé, il faisait faim (et beau), on n’allait tout de même pas se gâcher un pareil moment de vie. On monte dans l’auto et les portières se referment sur le débat à peine amorcé.

burkini
Calanques de Marseille, juillet 2016. La mode s’empare du religieux banalisé, marchandisé. Un prosélytisme ordinaire… [Ph. gp]
Depuis, il y a eu ces interdictions décrétées par des maires – de quel droit au juste, en vertu de quel pouvoir, dans quel but réel, à défaut d’un but avoué ? Quand j’entends des voix de droite et d’extrême droite brandir le mot « laïcité », comme ils parleraient de culture ou de fraternité… pour un peu je sortirais mon revolver (hep, c’est une image, hein, une référence… culturelle ! 1) Car ils parlent d’une certaine laïcité, la leur, qu’ils assortissent d interdiction, de rejet, d’exclusion. Une laïcité cache-sexe, j’ose le dire, d’une attitude en gros anti-musulmane, voire anti-arabe.

Et puis il y eut cette déclaration de Manuel Valls à propos de ces maires censeurs : « Je soutiens […] ceux qui ont pris des arrêtés, s’ils sont motivés par la volonté d’encourager le vivre ensemble, sans arrière-pensée politique. » Et c’est qu’il en connaît un rayon, le premier ministre, en matière d’arrière-pensée politique ! Une autre belle occasion de se taire. 2

Parlons-en de l’« arrière-pensée politique » ! Puisqu’il n’y a que ça désormais en politique, à défaut de pensée réelle, profonde, sincère, porteuse de sens et non pas d’intentions cachées et autres coups fourrés. Tandis que ces mêmes politiciens se gargarisent de Démocratie et de République, avec majuscules. Ainsi, quoi qu’ils déclarent, ou éructent, s’est selon, et spécialement sur ces registres des interférences portant sur les religions – en fait sur le seul problématique islam –, se trouve enraciné dans l’arrière-monde politicien des fameuses « arrière-pensées » évoquées par Valls. On ne saurait oublier que la partie de poker menteur en vue de la présidentielle de 2017 est fortement engagée.

C’est pourquoi, s’agissant de ces questions dites du « vivre ensemble », la parole politique ne parvient plus à offrir le moindre crédit, à l’exception possible, épouvantable, des « vierges » de l’extrême droite, encore « jamais essayées » et, à ce titre, exerçant leur séduction auprès des électeurs échaudés et revanchards, ou incultes et inconscients politiquement autant qu’historiquement. D’où les surenchères verbales qui se succèdent en cascades. Ce sont les mêmes qui pourraient élire un Trump aux Etats-Unis, ou qui ont déjà voté pour un Orban en Hongrie, un Poutine en Russie, un Erdogan en Turquie, etc. – sans parler des multiples offres populistes qui traversent l’Europe et tant d’autres pays. 3

La perte de crédit des politiciens explique en grande partie la grande fatigue de la démocratie : progression des abstentions et des votes de refus lors des élections ; suspicion croissante à l’égard des élites considérées comme… élitistes, se regroupant et se reproduisant dans l’entre soi des mondes de l’économie, des « décideurs » et des médias accaparés par les financiers. Le tout, avec pour corollaire la montées des violences urbaines et des incivismes ; les repliements et affrontements communautaristes ; le sentiment d’insécurité ; le rejet de l’Autre, la xénophobie, l‘antisémitisme et le racisme.

Toutes choses qu’on peut essayer de comprendre et même d’expliquer, sans pour autant les justifier – comme l’a hélas prétendu le même Valls déjà cité ici pour la « pertinence » de ses propos. Comment vouloir organiser la polis – la cité – si on renonce à en comprendre les (dys)fonctionnements ?

Ainsi quand on déplore la « barbarie » d’extrémistes religieux en invoquant l’« obscurantisme », on n’explique en rien la dérive vers l’extrême violence des systèmes religieux – islamistes en l’occurrence 4. Se plaindre de l’obscurité par l’absence de lumière ne fait pas revenir la clarté. C’est ici que je place « mon » Bossuet, ce bigot érudit : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » 5 … Dieu se marre, moi avec : je ris jaune tout de même. De ma fenêtre, les religions sont une des causes premières des affrontements entre humains, notamment en ce qu’elles valident des croyances fratricides, ou plutôt homicides et génocides ; lesquelles génèrent les injustices et les dérèglements sociaux qui alimentent l’autre série des « causes premières » de la violence intra espèce humaine. J’ajoute, l’ayant déjà dit ici, que je considère aussi le nazisme et le stalinisme sous l’angle des phénomènes religieux.

indigenes-republiqueDe l’autre côté, accuser la République de tous les maux, jusqu’à vouloir l’abattre, au nom d’un passé colonial inexpiable, qui vaudrait malédiction éternelle aux générations suivantes, c’est dénier l’Histoire et enfermer l’avenir dans la revanche, la haine et le malheur. C’est notamment la position de mouvements « pyromanes » comme Les Indigènes de la République parlant de « lutte des races sociales » tout en qualifiant ses responsables de souchiens – néologisme jouant perfidement sur l’homophonie avec sous-chiens et voulant en même temps désigner les « Français de souche » chers aux Le Pen.

Ce qui m’amène à évoquer l’affaire de Sisco, ce village du Cap corse qui a vu s’affronter des habitants d’origine maghrébine et des Corses… d’origine. Je n’y étais pas, certes, et ne puis que me référer à ce que j’en ai lu, et en particulier au rapport du procureur de la Res publicæ – au nom de la Chose publique. Selon lui, donc, les premiers se seraient approprié une plage pour une fête, « en une sorte de caïdat » ; ce qui ne fut pas pour plaire aux seconds… Tandis que des photos étaient prises, incluant des femmes voilées au bain… Castagnes, cinq blessés, police, voitures incendiées. Pour résumer : une histoire de territoire, de conception sociétale, de culture.

Le multiculturalisme se nourrit aussi de bien des naïvetés. Surtout, il est vrai, auprès d’une certaine gauche d’autant plus volontiers accueillante que bien à l’abri des circuits de migration… Les Corses sont des insulaires [Excusez le pléonasme…] et, comme tels, historiquement, ont eu à connaître, à redouter, à combattre les multiples envahisseurs, des barbares – au sens des Grecs et des Romains : des étrangers ; en l’occurrence, et notamment, ce qu’on appelait les Sarrasins et les Ottomans, autrement dit des Arabes et des Turcs. D’où les nombreuses tours de guet, génoises et autres, qui parsèment le littoral corse, comme à Sisco. Des monuments – du latin « ce dont on se souvient » – attestent de ce passé dans la dureté de la pierre autant que dans les mémoires et les mentalités – même étymologie que monument !

Ainsi les Corses demeurent-ils on ne peut plus sourcilleux de leur territoire et, par delà, de leurs particularismes, souvent cultivés à l’excès, jusqu’aux nationalismes divers et ses variantes qui peuvent se teinter de xénophobie et de racisme [Enregistré après l’affaire de Sisco, un témoignage affligeant de haine en atteste ici : https://www.youtube.com/watch?v=rPvKFUt0PH0 ]

En face, d’autres insulaires, selon leur propre histoire : « exportés » par l’Histoire (il ne s’agit nullement de nier la réalité et les effets du colonialisme) et en particulier les migrations économiques, ainsi devenus insulaires, c’est-à-dire isolés de leur propre culture et surtout de leur religion. Tandis que la récente mondialisation, telle une tempête planétaire, relance avec violence les « chocs des cultures » – je ne dis pas, exprès « civilisations » 6 Mais c’est un fait que l’intrusion militaire de l’Occident dans le monde musulman, sous la houlette des Bush et des néo-conservateurs états-uniens a constitué un cataclysme géopolitique ne cessant de s’amplifier, abordant aujourd’hui le rivage corse de Sisco et qui, si j’ose dire, s’habille désormais en burkini.

Retour donc au fameux burkini avec la position de la Ligue des Droits de l’Homme qui, dénonçant le raccourci par lequel des maires lient le port du burkini au terrorisme, ajoute dans son communiqué : « Quel que soit le jugement que l’on porte sur le signifiant du port de ce vêtement, rien n’autorise à faire de l’espace public un espace réglementé selon certains codes et à ignorer la liberté de choix de chacun qui doit être respectée. Après le « burkini » quel autre attribut vestimentaire, quelle attitude, seront transformés en objet de réprobation au gré des préjugés de tel ou tel maire ? Ces manifestations d’autoritarisme […] renforcent le sentiment d’exclusion et contribuent à légitimer ceux et celles qui regardent les Français musulmans comme un corps étranger à la nation. »

Pour la LDDH, certes dans son rôle, il s’agit de mettre en avant et de préserver le principe démocratique premier, celui de la liberté : d’aller et venir, de penser, de prier, de danser, de s’habiller, etc. dès lors qu’on n’attente à qui que ce soit et à aucune des libertés. C’est aussi la position des Femen qui, tout en déplorant l’enfermement des femmes dans le vêtement, entendent défendre le libre choix de chacun.

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Les Iraniens sont de plus en plus nombreux à poser avec, sur la tête, le voile de leur fiancée, de leur épouse, de leur mère ou de leur fille ! Nom de code sur les réseaux sociaux : #meninhijab

Le hic vient cependant de ce que le burkini n’est pas l’équivalent symétriquement inversé du bikini et qu’on ne peut pas s’en sortir avec une formule comme « quel que soit le signifiant… » ; cette tenue exprime en effet un contenu religieux affirmé, revendiqué – ce que n’est pas le bikini, qui relève de la mode, ou seulement de la marchandise vestimentaire. Il est aussi vrai que le burkini a été inventé et lancé par des acteurs de la mode et que son commerce atteint aujourd’hui des sommets et que, comme tel, son contenu religieux semble tout relatif… Ainsi, burkini et bikini ne présenteraient pas qu’une proximité lexicale, ils partageraient une fonction érotique semblable par une mise en valeur du corps féminin comme le font le cinéma et la photo pornographiques, pas seulement par la nudité crue, mais aussi par le moulage des formes sous des vêtements mouillés. Le problème demeure cependant : il est bien celui de l’intrusion du religieux dans le corps de la femme et dans sa liberté. Par delà, il pousse le glaive des djihadistes dans le corps si fragilisé des démocraties “mécréantes”, incitant à des affrontements de type ethniques et communautaires, mettant à bas l’idéal du “vivre ensemble”, préludes à la guerre civile. Une telle hypothèse – celle de l’État islamique – peut sembler invraisemblable. Elle n’est nullement écartée par les voix parmi les plus éclairées d’intellectuels de culture musulmane. C’est le cas des écrivains algériens comme Kamel Daoud et Boualem Sansal ou comme le Marocain Tahar Ben Jelloun.

À ce stade de l’explication (Valls n’est pas tenu de s’y ranger…), quelles solutions envisager pour désamorcer ce prélude à la guerre civile aux noms d’Allah et de Dieu (pourtant unique selon les monothéismes – le judaïsme, religion du particulier ethnique, demeurant en l’occurrence au seuil de la polémique, ayant assez à faire avec l’usage public de la kippa… ; et le bouddhisme totalement en dehors) ?

Pour ma part, non sans mûres réflexions, je serais tenté d’en appeler à la stricte laïcité « à la française », selon la loi de 1905, comme solution susceptible d’apaiser les conflits : pas de signes religieux (disons ostentatoires) dans l’espace public. On notera à ce sujet que les tolérances actuelles des religions par rapport aux mœurs demeurent relatives, récentes et fragiles – voir la réaction du mouvement Famille pour tous et du clergé catholique, pour ne parler que de la France ! Donc préférer la Laïcité pour tous afin que les vaches soient bien gardées… Au delà de la boutade, il est vrai que le risque demeure pour les femmes musulmanes de se voir exclues totalement de l’espace public, et des plages en particulier. À elles alors de se rebeller, y compris et peut-être d’abord contre leurs dominateurs mâles, obsédés sexuels travaillés par un appareil religieux datant du VIIIe siècle. À moins qu’elles ne préfèrent l’état de servitude, lequel relevant de la sphère privée, loin de tout prosélytisme au service d’une négation de la vie et du droit à l’épanouissement de tout individu, homme, femme, enfant.

Je reconnais que l’injonction est facile… Elle a valu et vaut toujours pour les femmes qui, dans le monde, sont tout juste parvenues à se libérer, ou même partiellement. C’est qu’il leur a fallu se battre. Tandis que leurs droits durement acquis sont parfois remis en cause – le plus souvent sous la pression religieuse plus ou moins directe. Elles se sont soulevées dans le monde islamisé et continuent de le faire, en avant-gardes minoritaires, trop souvent au prix de leur vie. Il leur arrive même d’être soutenues par des hommes. Comme actuellement en Iran, avec cette campagne appuyée par des photos où des hommes apparaissent voilés aux côtés de femmes têtes nues. J’ai failli écrire « chapeau ! »

––––

Comment ne pas apprécier ce billet de Sophia Aram, lundi sur France inter. Indispensable, courageuse, pétillante Sophia – la sage iconoclaste. Mais “grotesque”, cette affaire ? Puisse-t-elle dire vrai !

Notes:

  1. Dans une pièce de Hanns Johst, dramaturge allemand nazi, la citation exacte : « Quand j’entends parler de culture… je relâche la sécurité de mon Browning ! »
  2. Parmi ces maires, celui de Villeneuve-Loubet (06), Lionnel Luca, favorable au rétablissement de la peine de mort… convaincu du rôle positif de la colonisation. Sympa.
  3. Et, tiens ! revoilà le « sarko » tout flambant-flambard, revirginisé à droite toute. Deux de ses idées d’enfer : « Toute occupation illicite de place sera immédiatement empêchée, et les zadistes seront renvoyés chez eux. » « En cas de dégâts sur la voie publique à la suite d’une manifestation à laquelle ils auraient appelé, les syndicalistes devront régler les dommages sur leurs propres deniers. »
  4. Quelle religion, dans le fil de l’Histoire, pourrait se dédouaner de tout extrémisme violent ?
  5. Citation attribuée à Bossuet, évêque de Meaux (avant Copé), prédicateur, 1627-1704.
  6. Je ne souhaite pas ici déborder sur la controverse autour du livre de Samuel Huntington, Le Choc des civilisations, paru en 1997.
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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

18 réflexions sur “Le burkini, accessoire islamique ou glaive contre la laïcité

  • 23 août 2016 à 23 h 18 min
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    Burkini ou voile ou burqa interdits, cela n’empêchera pas les musulmanes de vivre “comme tout le monde “sous” la laïcité pour la bonne raison que la majorité des musulmanes vivant en France ne portent ni les uns ni les autres et sont intégrées. Elle sont en revanche un enjeu pour les islamistes (Frères musulmans et autres) qui cherchent avant tout à les capter avec l’imposition du “voile” (et tissus assimilés) dont la fonction première est de constituer une communauté homogène. Qu’on revoit les images des militantes algériennes de la guerre d’indépendance et des années Ben Bella avant la reprise en main par Boumedienne ! À moins que l’on se remémore 1989 avec le tout début d’une affaire de voile pour des lycéennes évoquant leurs “traditions” les larmes dans la voix !

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  • 24 août 2016 à 8 h 37 min
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    Cette religion est encore plus masochiste que le christianisme ou le judaïsme.

    Moi, ce qui me gène, c’est que cette religion implique aussi – sinon d’abord – la circoncision. Que des femmes se montrent selon leur conviction religieuse m’indique qu’elles sont d’abord pour la circoncision comme institution laïc, oups, comme liberté laïc.

    Que la religion la plus maso tente de prendre le devant de la scène, montre l’état du narcissisme des gens, ce qu’il ne leur reste plus de moyens d’exister dans une société qui bouffe tout et tous.

    Bien sûr, ce n’est pas une majorité, mais, en souterrain, cela montre un projet de vie : être encore plus maso que les autres religions.

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    • 24 août 2016 à 12 h 04 min
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      Burkini….

      Chiffon misérable, lamentable…
      Envie de hurler: femme réveille toi…Profite de ta vie
      du plaisir de ton corps dans l eau fraiche ou tiède, du soleil sur ta peau…C’est si bon ! On a envie de crier ça et c est tout…Basta toute les polémiques, .les reprises politiques en vue des élections.
      Femme tu n’ es là encore qu’un objet jeté en PÂTURE sur la place publique!
      mais l analyse si fouillée, si fine de recherches m incite à penser vraiment au sens de cette “catastrophe”
      annoncée mettant à mal le “vivre ensemble”.
      Possible guerre civile voulue par l ‘Etat Islamiste.
      Le burkini ce chiffon lamentable catalysant les haines nous amenant à nous détruire..
      Alors oui c’ est grave.
      Merci Gérard pour cette analyse.

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  • 24 août 2016 à 13 h 00 min
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    La pratique de la laïcité , c’est de permettre à des femmes d’être “seins nus” sur des plages publiques et à d’autres d’être habillées …..Je ne vois pas où est le problème ! Il y a 25 ans en arrière des femmes musulmanes se baignaient déjà entièrement vêtues sans que l’on en fasse un problème majeur ….Dans la mesure où ces femmes n’obligent personne à adopter leur façon d’être , il n’y a pas de trouble à l’ordre public : Simplement un dérangement et une gène éprouvé par certaines personnes angoissées et ne supportant pas l’expression des différences : La recherche obsessionnelle du “mème” : Voilà le “glaive contre la laïcité” !

    Jeanmarie

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    • 24 août 2016 à 14 h 32 min
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      non elles ne sont pas libres..
      c est de l enfermement pour ces femmes.
      une provocation pour notre façon de vivre..

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    • 24 août 2016 à 17 h 17 min
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      Je ne suis pas d’accord avec cette expression “La recherche obsessionnelle du « même »”. Il ne s’agit pas du tout de cela. A-t-on vu un prêtre venir se baigner à la plage avec son chasuble, sa collerette, et touti touti ? Non, d’abord parce qu’il sera ridicule, et ensuite, parce qu’il sait que ce sera du prosélytisme et que ce prosélytisme est mal venu dans un lieu public.

      Le burkini est un vêtement CULTUEL, pas culturel, cultuel, de la même manière que la vestimentation d’un curé à la messe : cela relève d’un culte. Oui, bien sûr, ici et là on aura le “culte du corps”, mais cela n’est pas une religion, cela ne veut pas s’imposer, même si cela veut vous en imposer… esthétiquement 😉

      Je le répète : c’est une vestimentation cultuelle. Se baigner entièrement habillé ne relève pas du culte (comme pour les musulmanes d’il y a 25 ans), cela relève d’une décision personnelle selon laquelle on ne se baignera pas (pour une raison ou une autre qui ne transparait pas dans la vestimentation) autrement devant autrui. Avec le burkini, on veut vous en montrer, on veut vous en imposer.

      Une autre disait que cette histoire de pudeur (ridicule au vu de ce vêtement mouillé qui colle au corps) met les gens mal à l’aise, car le burkini montre qu’on ne doit pas, pour une raison IDÉOLOGIQUE (une religion) montrer son corps de femme à personne. Ces gens baisent dans le noir ! Le burkini vous fait implicitement penser que vous devriez avoir honte d’être aussi “impudique” à vous montrer libre de votre corps.

      Cette religion a un impact sur les relations sociales entre l’homme et la femme, sa position dans la société, et LÀ cela est montré, envers et contre ce qu’on attend dans l’évolution de notre société. J’ai trouvé ici (Le Coran et ses Femmes : https://www.scribd.com/document/318917208/Le-Coran-et-ses-Femmes) un répertoire de ce qu’édicte le Coran sur les femmes.

      Cherchons, soyons courageux, ce que pensent cette religion de sa main gauche, l’autre main que la droite… vous serez étonnés de l’obsessionnel. Pour le burkini, c’est du même ordre.

      On va dire que la religion est une liberté. Oui, mais pas une liberté publique, une liberté personnelle, car elle ne reçoit pas les mêmes caractéristiques que les autres libertés de penser, la politique, par exemple : on lui devrait du respect : c’est inscrit dans la loi. La religion veut faire la loi en France, c’est cela le burkini, alors qu’on avait foutu dehors de la rue la soutane et autre vestimentation religieuse pour les reléguer à leur lieux de cultes. Une époque même, on ne voyait plus d’uniformes militaires, car on leur posait la question de leur propre liberté, à ces embrigadés.

      ¿Entiendes?

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    • 24 août 2016 à 17 h 36 min
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      Il y a 25 ans, il n’y avait pas Daesch !Mais déjà Al Quaïda, dépassé depuis. Mais l’affaire était bien amorcée.
      Il y a 50 ans, presque, à Alger, en 68 (Algérie indépendante depuis 62), on se baignait en maillots de bain. Voir ici :
      Plage à Alger, 1968

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  • 25 août 2016 à 23 h 11 min
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    Le monde est mal fait !
    Si seulement Manuel Vals était de droite !
    Si seulement le Front National était pour le burkini, les tenues islamiques et la séparation des sexes à la piscine comme à l’hôpital !
    Nous aurions beaucoup moins de mal à parler franchement et à appeler un chat.

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  • 26 août 2016 à 10 h 21 min
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    Nous sommes sous le règne de la médiocratie. Ordre qui s’est insinué dans tous les domaines…
    C’est certainement un début d’explication.
    Ce pitoyable Burkini va donner l’occasion à tout un tas de belligérants de régler leurs comptes et d’affirmer leurs pouvoirs, réglant leurs différents à voile et à peur !

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  • 26 août 2016 à 22 h 01 min
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    Le Conseil d’État n’a pas suivi mon avis !… Sa décision ne risque-t-elle pas de provoquer un afflux de burkinis sur les plages et dans les piscines, et ainsi de raviver les querelles, voire pire ?

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    • 27 août 2016 à 11 h 28 min
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      Les uns se doivent de contrarier les autres…
      Pendant que ces dames sont dans l’inconfort de la baignade aquatique et solaire ces messieurs, soucieux du minou bien à l’abris de la concurrence, sont tous en maillot “moulboul”!
      L’inconfort de la baignade est tel que je pense, et ne vais pas me faire que des amis, qu’il y a une part de complicité de la part de ces dames participant sottement à une révolution Islamique, l’identique des premières chrétiennes. Quant à la piscine le port du bonnet est obligatoire et pour cela je n’y vais pas !!!!

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  • 31 août 2016 à 16 h 27 min
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    J’hésite sur cette fabrication d'”Affaire Nationale”, en période estivale, entre Grotesque et Grave.
    Mais cher Gérard, vous incluez une respiration salutaire, avec Sophia Aram.
    Donc, je vous partage ma copie de cette prose diffusée ailleurs… (sous le manteau)

    ” Si vous vous attaquez au port de mes chaussettes dans mes sandales, technique que j’utilise depuis 1980, je dépose plainte contre ceux qui mettent des écharpes politisées (rouges, blanches ou bleues). Pas les noires, j’en porte.
    Je dépose aussi des plaintes, contre les nuls qui s’habillent fluos. Contre les sans-culture qui s’habillent en jogging toute la journée, idem pour les crades qui sont costumés en short et tee-shirt deux fois trop larges. Contre les supporters déguisés fort cher et barbouillés de couleurs. Contre tous les étiquetés en marques publicitaires (et pas que les dites-luxe). Je ne lâcherai rien pour assainir cette mode de sortir en pyjama pour mener les sales gosses incultes à l’école ou faire leurs déguisés fort cher et barbouillés de couleurs. Contre tous les étiquetés en marques publicitaires (et pas que les dites-luxe). Je ne lâcherai rien pour assainir cette mode de sortir en pyjama pour mener les sales gosses incultes à l’école ou faire leurs courses en supermarché.
    …/… Et tant d’autres. Costards-cravates inclus.
    Non mais, laissez moi vivre mes sandales ! ”

    (En réponse à l’expertise de : http://www.legorafi.fr/2016/08/29/le-conseil-detat-valide-les-arretes-municipaux-contre-ceux-qui-portent-des-chaussettes-avec-leurs-sandales/)

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    • 31 août 2016 à 16 h 40 min
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      Excellent ! Sans doute la meilleure réponse : celle de l’humour, ici mêlé à la dérision.

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        • 2 septembre 2016 à 11 h 06 min
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          Ouais, pas sûr… L’humour n’a pas de prise sur “ces gens-là” ; il n’en a pas forcément pour chacun d’ “entre nous” (deux expressions qui disent bien les clivages de fond, de cultures et même de civilisations).

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          • 2 septembre 2016 à 18 h 41 min
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            Sur cet épiphénomène, je n’ai pas osé aller débattre comme @Bernard Hocq : ” à parler franchement et à appeler un chat “, …un chas !
            Quant à s’embarquer en réponse ? Je suis Photographe (une façon de vivre tous nos maux), alors j’observe. Je vous observe tous. D’ailleurs et ici. Je tourne autour du sujet, je développe, je fixe, j’archive. Et en partage (des fois) mon interprétation. Certainement pas une vérité consensuelle.

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  • 1 septembre 2016 à 12 h 49 min
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    Je suis le “Lui angélique” décrit au tout début de ce récit. Du haut de mon nuage, je pose une question : “si l’habit ne fait pas le moine, pourquoi le burkini fout-il la merde ?” J”ose aussitôt une réponse : “parce qu’on s’attache aux apparences pour éviter l’essentiel”. Or l’essentiel, je le ramène à deux autres questions : “pourquoi, en France, voit-on plus de femmes voilées ou emburkinées depuis les attentats qu’avant ?” et “pourquoi ne voit-on jamais d’homme voilé ou emburkiné ?”. A ce point de vue, une femme voilée me scandalise. Mais alors, pourquoi est-ce que je préfère exprimer une parole angélique plutôt qu’une parole scandalisée ? Parce que si l’on veut jouer sur le registre scandalisé, il faut aller jusqu’au bout de ses idées et poser que l’islam, quand bien même se dit-il modéré ou dit-on qu’il l’est , est foncièrement intolérant, intrinsèquement discriminant. Or qui veut bien l’admettre ?

    Certes, je connais bien le contre-argument : l’islam n’est pas plus intolérant que le christianisme : confère les croisades, les buchers, le procès contre Galilée, etc… Sauf que “le christianisme est la pire trahison du Christ” (Jacques Ellul) et que ne pas faire le distinguo entre Christ et christianisme, c’est faire preuve de la plus “mauvaise foi” qui soit. Alors, plutôt que d’affronter celle-ci dans “les tempêtes et discutailles” dont parle Gérard, je préfère parfois me réfugier dans le doux confort des nuages. Je le confesse. 🙂

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    • 2 septembre 2016 à 11 h 20 min
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      C’est que le Coran, si je m’en réfère à ceux qui l’ont lu (pas moi), dit tout et le contraire, et que chaque adepte peut ainsi le mettre à sa sauce. De toutes façons, tu connais mon opinion sur les “textes sacrés” et les auteurs, en général, qui prétendent détenir LA Vérité Vraie Définitive, la clé universelle pour mieux s’y enfermer – et enfermer du même coup quelques millions de brebis bêlantes. C’est le propre, si on peut dire, des idéologies.
      J’évoque le Coran ; n’est-ce pas pareil pour la Bible et les autres textes mystiques qui relèvent plutôt d’une forme de poésie, c’est-à-dire une enfilade de métaphores, d’images plus ou moins épiques propices aux plus hétéroclites interprétations subjectives ? Alors, oui, ça peut faire du bien –––––> tant que ça ne fait pas de mal aux autres ! Et nous revoilà au coeur du problème !

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