On n'est pas des moutons

Mot-clé: George Orwell

Solidarité. Le politicien, le patron… et le boulanger

Tel poli­ti­cien se sert dans la gamel­le com­mu­ne de « sa » vil­le, Saint-Quen­tin : Xavier Ber­trand s’octroie une aug­men­ta­tion de salai­re de 4.000 euros. Tel cow­boy d’entreprise, ayant redres­sé les comp­tes d’icelle moyen­nant l’un des plus gros plans sociaux des der­niè­res années : pré­si­dent du direc­toi­re de Peu­geot-Citroën, Car­los Tava­res, a gagné 5,24 mil­lions d’euros en 2015, soit près du dou­ble de l’année pré­cé­den­te.
Une tel­le indé­cen­ce, c’est la « nuée qui por­te l’orage » : Jau­rès, au secours ! Au secours Orwell, oppo­sant à cet­te goin­fre­rie névro­ti­que des pos­sé­dants ce qu’il appe­lait la décen­ce com­mu­ne. Au secours Mon­tai­gne qui, au XVIe siè­cle déjà, aler­tait en ces ter­mes :

« J’ai vu en mon temps cent arti­sans, cent labou­reurs, plus sages et plus heu­reux que des rec­teurs de l’université : c’est aux pre­miers que j’aimerais mieux res­sem­bler […] Il ne faut guè­re plus de fonc­tions, de règles et de lois pour vivre dans notre com­mu­nau­té [humai­ne] qu’il n’en faut eux grues et aux four­mis dans la leur. Et bien qu’elles en aient moins, nous voyons que, sans ins­truc­tion, elles s’y condui­sent très sage­ment. Si l’homme était sage, il esti­me­rait véri­ta­ble­ment cha­que cho­se selon qu’elle serait la plus uti­le et la plus appro­priée à sa vie. » [Les Essais, II, 12 Apo­lo­gie de Ray­mond Sebon, Gal­li­mard].

Illus­tra­tion en ce XXIe siè­cle, avec cet échan­tillon pré­cieux de soli­da­ri­té humai­ne. Oui, cent fois, j’aimerais mieux être ce bou­lan­ger que l’un ou l’autre de ces vam­pi­res inas­sou­vis !

A Dole, dans le Jura, un arti­san bou­lan­ger a déci­dé de céder son entre­pri­se au sans-abri qui lui a sau­vé la vie après une intoxi­ca­tion au monoxy­de de car­bo­ne fin 2015. Depuis plus de trois mois, Michel Fla­mant, bou­lan­ger de 62 ans, apprend le métier à Jérô­me, sans-abri de 37 ans.

Épilogue malheureux de l’histoire…

La bel­le his­toi­re du bou­lan­ger de Dole ne connaî­tra pas de fin heu­reu­se. « Je l’ai viré », expli­que sans amba­ges Michel Fla­mant, confir­mant une infor­ma­tion du jour­nal Le Pro­grès.

« Il a été très très mal­po­li avec une jour­na­lis­te », ajou­te le bou­lan­ger, fai­sant état de pro­pos insul­tants et miso­gy­nes.

Le bou­lan­ger a mis un ter­me au contrat après que son employé eut, au télé­pho­ne, trai­té une jour­na­lis­te de « putain ».

« Une fois qu’il a rac­cro­ché, je lui ai expli­qué que l’on ne par­le pas com­me ça à une fem­me. Il a com­men­cé à s’en pren­dre à moi, à m’insulter, alors je lui ai dit de pren­dre sa vali­se », racon­te Michel Fla­mant.

« Il était saoul com­me un cochon et il avait fumé. Il m’a expli­qué que la pres­sion des jour­na­lis­tes était trop for­te. Mais ça n’excuse pas tout, et je l’avais déjà mis en gar­de », ajou­te le bou­lan­ger.


Capitalisme netarchique. Plein de clics, plein de fric

Sur son blog et dans sa revue de pres­se domi­ni­ca­le, mon cama­ra­de Daniel Chai­ze ne man­que pas de décou­per les meilleurs mor­ceaux dans le lard de la bête média­ti­que. Exem­ple, extrait de Libé de same­di :

[…] Les capi­ta­lis­tes netar­chi­ques (Face­book, Goo­gle, Ama­zon, …) fonc­tion­nent avec 100 % des reve­nus pour les pro­prié­tai­res et 0 % pour les uti­li­sa­teurs qui cocréent la valeur de la pla­te­for­me. C’est de l’hyperexploitation ! Ce sont des modè­les para­si­tai­res : Uber n’investit pas dans le trans­port, ni Airbnb dans l’hôtellerie, ni Goo­gle dans les docu­ments, ni You­Tu­be dans la pro­duc­tion média­ti­que.

Michel Bau­wens, théo­ri­cien de l’économie col­la­bo­ra­ti­ve, Libé­ra­tion, 21 mars 2015

C’est dit et bien dit. On n’aura moins d’excuses à cli­quer com­me ça, ingé­nu­ment et à tour de bras, pour un oui ou un non, pour un rien. Cha­cun de nos clics (à part sur les blogs inno­cents et purs de tout com­mer­ce – et qui enri­chis­sent au sens noble) finis­sent en mon­naie son­nan­te et non tré­bu­chan­te : pas la moin­dre hési­ta­tion quand il s’agit d’engrosser les escar­cel­les déjà débor­dan­tes des capi­ta­lis­tes netar­chi­ques – rete­nons l’expression.

C’est ain­si, en effet, que les plus gros­ses for­tu­nes mon­dia­les se sont consti­tuées à par­tir de petits riens, mul­ti­pliés par trois fois rien, ce qui finit par fai­re beau­coup et même énor­me ! C’est là l’application moder­ne d’un des fon­de­ments de l’accu­mu­la­tion du capi­tal, com­me disait le vieux bar­bu : ven­dre « pas cher » de façon à ven­dre beau­coup. Pas cher : jus­te au-des­sus du prix que les pau­vres peu­vent payer, quit­te à s’endetter – les ban­ques, c’est pas pour les chiens. Et l’avantage, avec les pau­vres, c’est qu’ils sont nom­breux et se repro­dui­sent en nom­bre !

Cet­te fois, ces netar­chi­ques font enco­re plus fort : ils ven­dent du vent et en tirent des for­tu­nes. Et, sur­tout, sans don­ner l’impression qu’ils s’empiffrent ! Ni qu’ils nous escro­quent puisqu’ils « ren­dent ser­vi­ce », ces bra­ves gens, en « flui­di­fiant l’économie », qu’ils pom­pent sans ver­go­gne – et sans même payer d’impôts dans les pays d’implantation ! –, rui­nant des sec­teurs entiers dans les­quels les pau­vres sur­vi­vaient en trou­vant quel­que rai­son d’exister socia­le­ment.

Voyez les taxis, par exem­ple. Une tech­no­lo­gie exploi­tée par des filous (Uber) a com­men­cé à les ren­dre obso­lè­tes, désuets quoi, bons à jeter. Ils avaient un métier (quoi qu’on puis­se dire de cer­tains d’entre eux, mar­gou­lins à l’ancienne), une pla­ce et une fonc­tion socia­les, par­ti­ci­paient à l’économie géné­ra­le de l’échange. N’importe qui (au chô­ma­ge par exem­ple) peut désor­mais les rem­pla­cer, au pied levé, et au noir bien sou­vent…

1984-orwell

1984”, film de Michael Rad­ford d’après Geor­ge Orwell

Ain­si se détruit tout un tis­su, cer­tes non par­fait, mais dont la dis­pa­ri­tion sera dom­ma­gea­ble à l’ensemble de nos socié­tés.

Ain­si nais­sent les nou­veaux empi­res, par glis­se­ments insen­si­bles dans la déma­té­ria­li­sa­tion des échan­ges et d’une gran­de par­tie de la pro­duc­tion mar­chan­de.

Ain­si s’instaure le nou­vel impé­ria­lis­me, que ni Hux­ley ni Orwell n’avaient ima­gi­né dans sa for­me, mais qui réa­li­se bien le contrô­le mon­dial de l’économie sous la tota­li­té (tota­li­tai­re), ou qua­si tota­li­té, de ses varian­tes. Avec, com­me corol­lai­re – à moins que ça n’en consti­tue les pré­mis­ses – le contrô­le phy­si­que et men­tal des indi­vi­dus (déjà bien avan­cé !), le plus sou­vent avec leur consen­te­ment pas­sif – ce qui est le fin du fin dans l’accomplissement de l’aliénation géné­ra­le.

Mais où sont les labo­ra­toi­res de la révo­lu­tion qui s’opposera à ce désas­tre annon­cé ? Les netar­chi­ques seraient-ils déjà en train de s’en occu­per ?…


Oh, Grand Frère Sam, pourquoi as-tu de si grandes oreilles ?

yes brotherLes gran­des oreilles de l’oncle Sam – dis­crè­tes depuis quel­ques années, mais jamais au repos – sont réap­pa­rues dans leur ver­sion très aug­men­tée, « Big Bro­ther » modè­le Oba­ma. Grâ­ce soit ren­due au bra­ve sol­dat Edward Snow­den, res­pon­sa­ble des fui­tes sur les pro­gram­mes amé­ri­cains de cyber-sur­veillan­ce et aujourd’hui tra­qué com­me un vul­gai­re Ben Laden, obli­gé de quit­ter Hong­kong pour Mos­cou, avant peut-être de rejoin­dre le fon­da­teur de Wiki­leaks, Julian Assan­ge, dans son stu­dio lon­do­nien de l’ambassade d’Équateur.

Où l’on voit que les sys­tè­mes tota­li­tai­res (il s’agit bien de sur­veiller la tota­li­té des Ter­riens, ou tout au moins d’y ten­dre), y com­pris et sur­tout por­tés sur les fonts bap­tis­maux de la tech­no­lo­gie la plus éla­bo­rée, sont tota­li­tai­re­ment à la mer­ci d’un bug, qu’il soit lui-même tech­ni­que ou humain.

Humain ici en l’occurrence : Edward Snow­den n’était jamais qu’un agent de sécu­ri­té des sys­tè­mes infor­ma­ti­ques sen­si­bles des USA et employé d’un sous-trai­tant. (Même sys­tè­me, notons-le en pas­sant, que dans le sec­teur des cen­tra­les nucléai­res, en Fran­ce notam­ment – ce qui a été main­tes fois dénon­cé en ter­mes de sécu­ri­té).

Julian Assan­ge, et le cinéas­te amé­ri­cain Michaël Moo­re, consi­dè­rent Edward Snow­den com­me un héros natio­nal. Le col­lec­tif hack­ti­vis­te Ano­ny­mous a aus­si ren­du hom­ma­ge à Snow­den, le qua­li­fiant « d’un des plus grands lan­ceurs d’alerte de l’histoire ».

Une des consé­quen­ces sau­gre­nues de ce scan­da­le a été de décu­pler les ven­tes du roman 1984 de Geor­ge Orwell (+ 337% le 10 juin sur le site Ama­zon…)

A for­ce de par­ler de « Big Bro­ther » à tort et à tra­vers, la réa­li­té a dépas­sé la fic­tion, com­me sou­vent. Nor­mal qu’on cher­che à recou­per sa peti­te cultu­re avec la ver­sion ori­gi­na­le du livre d’Orwell deve­nu une réfé­ren­ce dans la lit­té­ra­tu­re anti-tota­li­tai­re.

En pas­sant, si l’envie vous en prend aus­si de lire ou reli­re 1984, pas besoin d’engraisser Ama­zon ni d’enrichir sa base de don­nées sur vos goûts, pen­chants, opi­nions et autres don­nées très inti­mes qu’ils col­lec­tent à cha­cu­ne de nos consul­ta­tions et com­man­des. Donc, pas­sez direc­te­ment au télé­char­ge­ment ici. Sans pour autant échap­per au fait que l’oncle Sam sera immé­dia­te­ment mis au cou­rant de cet­te manœu­vre plus que sus­pec­te. Déjà qu’ils savent par­fai­te­ment que vous êtes connec­té à C’est pour dire et que vous feriez bien de vous tenir à car­reau. Avant de pren­dre le maquis, pen­sez aus­si à bazar­der vos ordis, tablet­tes et machin-pho­nes, sans oublier de lour­der vos pages Face­book et autres éta­la­ges de vie pri­vée.

« Big Bro­ther » nous avait pour­tant pré­ve­nus, depuis le temps ! (paru­tion de 1984 en 1949).

Extrait de la présentation PowerPoint remise par Edward Snowden aux médias, portant sur l'échantillonnage de PRISM.

Extrait de la pré­sen­ta­tion Power­Point remi­se par Edward Snow­den aux médias, por­tant sur l’échantillonnage de Prism.


Une République qui s’envoie en l’air, ça retombe comment ?

Si vous sui­vez un peu « C’est pour dire » , vous êtes au cou­rant de l’esca­pa­de bruxel­loi­se de Sar­ko­zy avec ses deux avions offi­ciels, « Air Sar­ko One » et « Car­la One  ». On com­prend mieux aujourd’hui le pour­quoi de la pré­sen­ce du Fal­con 7X pré­si­den­tiel, ain­si que l’a révé­lé Fran­ce Inter. Le chef de l’État a uti­li­sé cet appa­reil de luxe de sei­ze pla­ces (la Répu­bli­que a de grands besoins) pour un dépla­ce­ment pri­vé à New York, un voya­ge éclair de 48 heu­res, le temps de fai­re notam­ment quel­ques emplet­tes dans des bou­ti­ques de luxe de la Cin­quiè­me ave­nue.

« Là tout n’est qu’ordre et beau­té…

Ce gen­re de révé­la­tion n’est pas pour plai­re à la pré­si­den­ce de la Répu­bli­que, cer­tes, qui a réagi mar­di en pré­ci­sant que Nico­las Sar­ko­zy « s’est acquit­té d’un billet au tarif com­mer­cial, lors d’un voya­ge pri­vé à bord d’un avion appar­te­nant à l’Etat. » Selon la pré­si­den­ce, citée par lemonde.fr , le chef de l’Etat s’acquitte tou­jours, dans ce cas de figu­re, du prix d’un billet en clas­se affai­res, soit un tarif com­pris entre 2.000 et 4.000 euros.

Un tarif sur lequel s’interroge le site du quo­ti­dien qui pré­ci­se que le prix d’un vol en Fal­con 7X n’est pas le même que celui sur un avion de ligne. Si un vol régu­lier en clas­se affai­res coû­te entre 1.000 et 4.000 euros, une heu­re de vol en Fal­con 7X coû­te, elle, 7.000 euros et sur­tout la loca­tion d’un tel appa­reil par un par­ti­cu­lier l’obligerait à débour­ser des cen­tai­nes de mil­liers d’euros.

C’est en fait la Cour des comp­tes qui jus­ti­fie une tel­le pra­ti­que. Dans son rap­port de 2009, elle avait sou­li­gné que le chef de l’Etat – en fonc­tion 24 heu­res sur 24 – ne peut fai­re autre­ment que de pren­dre un appa­reil gou­ver­ne­men­tal, même dans le cadre de dépla­ce­ments pri­vés pour des rai­sons de coûts. Le pré­si­dent de la Cour des comp­tes avait expli­qué, à l’époque, qu’il était, en effet, plus coû­teux de le fai­re voya­ger sur un avion de ligne que sur un avion de l’ETEC - l’Escadron de trans­port, d’entraînement et de cali­bra­tion - en rai­son du dis­po­si­tif de sécu­ri­té néces­sai­re à la pro­tec­tion du pré­si­dent de la Répu­bli­que. Ain­si, en payant entre 2.000 et 4.000 euros pour voler à bord du Fal­con 7X, Nico­las Sar­ko­zy n’a fait que sui­vre les recom­man­da­tions de la Cour des comp­tes… Et toc !

…luxe, cal­me et volup­té ». Tex­te de Bau­de­lai­re, ima­ges de Das­sault.

La ques­tion qui demeu­re est tout de même cel­le de la néces­si­té pour un pré­si­dent, de la sta­tu­re que l’on sait, d’aller, en plei­ne cri­se géo­po­li­ti­co-éco­no­mi­que, fai­re des emplet­tes de riche dans des maga­sins newyor­kais de luxe et au moyen d’un avion de luxe payé par le bon peu­ple.

Com­me pour Fillon, MAM et le faux ravi de Woer­th (pour ne citer qu’eux), le pro­blè­me est pré­ci­sé­ment qu’ils ne voient pas où se situe le pro­blè­me. Tant les ques­tions d’éthique et, disons seule­ment de décen­ce, leur sont étran­gè­res. Ils ne vivent pas dans le même mon­de que la popu­la­tion – la popu­la­ce confron­tée aux incer­ti­tu­des du len­de­main quand ce n’est pas à cel­les du jour même.

Ça nous ramè­ne une fois enco­re à cet­te décen­ce com­mu­ne chè­re à Geor­ge Orwell. Et ça me ren­voie à ce que j’en disais en juin der­nier, à pro­pos de cet­te insup­por­ta­ble impu­den­ce : « Ce goût du luxe jusqu’à la luxu­rian­ce, cet­te avi­di­té pour la « clin­quan­ce » (on en est à inven­ter des mots !), la cher­té obsé­quieu­se du bling-bling, le jamais assez et donc tou­jours plus, voi­là la névro­se obses­sion­nel­le des puis­sants de ce mon­de qu’ils met­tent en cou­pe réglée ! La ques­tion est bien cel­le du pognon exor­bi­tant dont cer­tains se goin­frent avec une avi­di­té enco­re jamais vue. Je dis bien « vue », en ce sens où le caché d’avant, sans dou­te, valait bien l’étalage actuel, deve­nu indé­cent jusqu’au por­no ! »

Un petit air pour l’envol…  Mer­ci Boris Vian et Ser­ge Reg­gia­ni pour ce « Maxim’s » qui rime tant avec Fouquet’s.

Clip audio : Le lec­teur Ado­be Fla­sh (ver­sion 9 ou plus) est néces­sai­re pour la lec­tu­re de ce clip audio. Télé­char­gez la der­niè­re ver­sion ici. Vous devez aus­si avoir JavaS­cript acti­vé dans votre navi­ga­teur.

On peut savou­rer aus­si ce cou­plet là, ter­ri­ble­ment moqueur :


UMP - Je veux une Répu­bli­que irré­pro­cha­ble
envoyé par ump. - L’info inter­na­tio­na­le vidéo.


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

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    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

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    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos dis­cours est le cours de nos vies. Mon­tai­gne - Essais, I, 26

    La véri­té est un miroir tom­bé de la main de Dieu et qui s’est bri­sé. Cha­cun en ramas­se un frag­ment et dit que tou­te la véri­té s’y trou­ve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
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