Sans blague, il est mort le bla­gueur exci­té, excen­tré, extra­va­gant. Exit Jer­ry Lewis, à Las Vegas ce 20 août à l’âge de 91 ans, une belle durée qui lui aura per­mis d’apparaître dans des dizaines films. Du quan­ti­ta­tif qui, for­cé­ment, a inclus pas mal de nanars, selon la loi du biz­ness. Pas­sons et rete­nons le meilleur, comme le fait sur son blog mon ami Daniel Chaize pour mar­quer les 90 ans du comé­dien à la voix de canard :

« Tous les films de Jer­ry Lewis sont des films sociaux. La course exté­nuante autour du grand maga­sin pour pro­me­ner les chiens dans Un chef de rayon explo­sif (1963) est à la hau­teur de On achève bien les che­vaux de Syd­ney Pol­lack (1969). Et la salle des dac­ty­los écra­sées d’un bruit abru­tis­sant autant que leur ali­gne­ment en ran­gées pour un tra­vail « tay­lo­ri­sé », dans Le Zin­zin d’Hollywood, fait pen­ser aux Temps modernes de Cha­plin. » [Lire son article ici].

De mon côté, je ne me lasse pas d’un extrait de film qui, selon moi, relève du génie d’acteur. Ça s’appelle « The Chair­man of the Board » [extrait de The Errand Boy, de 1961]. On y voit un gar­çon d’étage d’une grosse boîte qui se prend pour le pré­sident du conseil d’administration. Le tout sur « Blues in Hoss », une musique de Count Basie. Un hom­mage on ne peut plus élo­quent, ser­vi par lui-même. Du grand art.