christine-lagarde-fmi

Cliquez sur l’image, vous n’en croirez pas vos yeux. Il y a deux ans, “Clos­er”, ce mag­a­zine de la vul­gar­ité totale, pub­li­ait sans bar­guign­er, avec leurs coûts respec­tifs (“env­i­ron”), les élé­gances ves­ti­men­taires de Madame FMI. Cette pau­vresse – “au goût très sûr pour les belles choses (et on la com­prend)” – ne craig­nait pas d’étaler ain­si une garde-robe estimée à : 2800 + 1800 + 5900 + 3500 = 14.000 euros. [Mer­ci François Pon­thieu pour cette archive hors de prix !]

L’ « affaire Lagarde »… Quelle affaire ? On n’en par­le déjà (presque) plus. Ça tourne si vite, le monde, l’actu, l’ordinaire des choses. Et aujourd’hui encore, un autre nou­veau tour du monde, un nou­veau héros à la voile. Et puis un héros de la chan­son­nette qu’on retrou­ve mort. 1 Toutes ces ques­tions fon­da­men­tales. Tan­dis que les nég­li­gences, les étour­deries de Madame Lagarde, ça c’est de la broutille à 400 mil­lions, juste une insulte au peu­ple, même pas tancée par la Cour de Jus­tice [sic] de la République – qui prononce en l’occurrence un véri­ta­ble déni de jus­tice. Sinon, com­ment jus­ti­fi­er à la fois une faute et une non-faute ?

Alors, quelle République ? Voilà com­ment ils la gal­vau­dent – les Lagarde, les Cahuzac, les Tapie et tant d’autres – la « Chose Publique », Res Pub­li­ca ; ces escrocs, ces brig­ands, ces ban­dits – et j’en passe ! Cette République con­sid­érée comme une traînée, sur laque­lle on ne se retourne même plus, une gueuse pour maque­reaux prof­i­teurs (pléonasmes) prêts à la refiler aux autres prox­os du FN déjà en piste, prêts à la recy­cler au Nom du Peu­ple, bien sûr, et même de la République !

Une péti­tion cir­cule pour exiger « un vrai procès pour Chris­tine Lagarde ». Plus de 200.000 sig­na­tures ont été recueil­lies [la sign­er ici]. C’est encore trop peu compte tenu de l’outrage à ce qu’un George Orwell appelait la décence com­mune.

Car nous sommes bien en l’occurrence dans l’indé­cence totale. Des images de plus en plus nom­breuses cir­cu­lent sur la toile, prenant le relais des mots qui s’étouffent dans la colère, comme les miens ici.

Voici un échan­til­lon de ces pho­tos et dessins qui expri­ment une révolte des esprits, signes peut-être avant coureurs de révoltes « tout court » qu’ils n’auront pas vu venir

Notes:

  1. Thomas Cov­ille et George Michael, selon la Une du Monde. Je n’ai rien con­tre eux, je souligne juste un ordre des valeurs médi­a­tiques.