Post scrip­tum. Ah ben, à en croire Libé du jour, ils ne sont pas rouges non plus…

Dans le même « JT » de 20 heures, hier, Liz Tay­lor a été célé­brée pour la beauté de ses yeux suc­ces­si­ve­ment qua­li­fiés vio­lets, éme­raude, puis bleus. Éblouis, sub­ju­gués, aveu­glés nos égre­neurs de nou­velles ! Une photo en noir et blanc s’impose donc pour tran­cher ce si déli­cat et fon­da­men­tal point d’actualité et même d’Histoire. Celle d’Hollywood comme temple de la mytho­lo­gie spec­ta­cu­laire, celle qui brouille la hié­rar­chie des valeurs en s’imposant comme valeur pre­mière : la vedette, la star, l’idole, l’Argent-roi, le sen­ti­men­ta­lisme exhibé, l’exhibition « sacra­li­sée », la beauté inju­riant la misère – bref, toute l’injustice du monde, la magni­fi­cence outran­cière du pipole qui gou­verne ce monde. Une étoile s’éteint, l’univers vacille.