Elle & Lui (piécette). Aujourd’hui : télé, politique, séduction, pouvoir… et tout ça

Dominiquede

Elle : Tu t’es payé de Villepin hier à la télé?

– Lui : Bof, d’une oreille … et toi ?

Elle : D’un oeil ! A nous deux on peut faire la paire audio-visuelle…

– Lui : La télé comme rampe de lancement politique, rien que là dessus y aurait à dire. Et pas besoin de 100 minutes !

Elle : Mais bel homme quand même le Villepin…

– Lui : Et voilà le travail ! : la preuve par la femme que la télé est un instrument de séduction, c’est-à-dire de tromperie.

Elle : Jaloux ! Mais quand même, rapport à Sarko, y a pas photo, non ?

– Lui : Tu l’as dit : je les remballe tous les deux !

Elle : Quoi, tu fais pas de différence ? T’as vu, quand même, sur la discrimination positive, comme ils disent, Villepin a de ces accents républicains, l’autre reste clientéliste…, je trouve…

– Lui : Des accents,ouais, c’est ça. D’ailleurs, t’as vu – avec ton œil – comme moi j’ai entendu – avec mon oreille : juste après son couplet anti-discrimination, qu’est-ce qu’il fait, la main sur le cœur ? Il dit à un jeune Français d’origine maghrébine, diplômé et ne trouvant pas de boulot, il lui dit : ce qu’il vous faut pour démarrer, c’est un stage, venez demain au ministère, je vous prends comme stagiaire !… La contradiction en plein vol !

Elle : Oui, bon, mais ça part tout de même d’un bon sentiment !

– Lui : Oui, l’enfer en est pavé, on le sait bien! Et, excuse-moi, mais là, justement, on sort vraiment de la politique!

Elle : Et pourquoi y aurait pas aussi de bons sentiments en politique ?

– Lui : Mais il s’agit de justice, et en particulier de justice sociale. On est dans les principes et dans les applications directes, concrètes. Ça n’empêche pas les sentiments, bien sûr, mais ils ne gouvernent pas, il me semble…

Elle : Voilà bien le problème des hommes ! Voilà bien pourquoi ils monopolisent le pouvoir : une affaire de bittes encore une fois !

– Lui : Toute de suite, les grands mots! Mais allez-y, allez-y donc, prenez les rênes du pouvoir!

Elle : Ah ouais, facile à dire quand vous avez tout verrouillé ! Quand même nos salaires restent en dessous des vôtres ! Et en plus, je vais te dire…

[Coupé ! Sortant de l’angle de départ, le dialogue allait tourner à l’aigre et au désavantage de tous – enfin, surtout des mecs…]

—> Illustration extraite du blog américain libéral (gauche) “Dean’s world”.

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