Le 30 mai. Gueule de bois dans les médias aussi ?

Quels que soient les résultats du référendum, à partir du 30 mai ça va continuer à chauffer ! Pas seulement dans les partis déchirés. On peut imaginer (espérer ?) aussi que ces lendemains ne seront pas sans remous dans de multiples rédactions emportées, bon gré mal gré, dans la tourmente du parti pris, voire de la militance éditoriale. Y aura-t-il là aussi, dans les radios, télés, journaux dits d’information, des «recompositions»? En tout cas, un débat nouveau va s’engager à la faveur – si on ose dire – de la crise de la presse et du journalisme.

Quelques questions ne sauraient être longtemps évitées – dont, bizarrement quelques-unes, basiques, autour du fait d’informer : Qu’en est-il de la fameuse séparation entre faits et commentaires ? Quid également du droit du public à l’information ? Et encore, qu’en est-il donc de ces « principes constitutifs » du métier de journaliste : impartialité, quête d’objectivité, indépendance ?

Autrement dit, en termes de bilan autour de ce référendum : En quoi et comment les médias dits d’information, auront-ils contribué, ou non, à éclairer la lanterne du citoyen sur son avenir d’Européen ? Pourquoi, au nom de quels intérêts supérieurs, les directions des médias dominants ont-elles entraîné leurs rédactions dans des choix contraires, non seulement à l’éthique professionnelle, mais encore aux intérêts économiques des entreprises et à l’avenir de leurs salariés ? Car faut-il rappeler le contexte économique déplorable dans lequel se trouvent la plupart des entreprises de presse – la presque totalité des quotidiens, notamment – tient en grande partie à la perte de confiance de leurs lectorats.

Cette perte risque d’être telle aujourd’hui qu’elle pourrait même se transformer en défiance. Et cela alors même que de nouveaux canaux d’information se mettent en place de manière accélérée – en particulier autour de l’internet et des blogs, c’est bien le lieu d’en parler ici ! –, appelant à une probable révolution des systèmes d’information. Nous en sommes à la veille, si elle n’est pas déjà en marche, appelant à la mobilisation intellectuelle une profession quelque peu abasourdie par les incertitudes hypothéquant son avenir.

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>> Merci, Sabin. J’en suis là aussi; je garderai la source “internet” par nécessité professionnelle. Mais je ne peux rester sans réagir devant tant de mépris – jusqu’à aujourd’hui encore, et jusque dans les pages dites “Horizons-débats”, je rêve !

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