Paris-Dakar, terrain de sports divers

J’écoutais le journal de 8 heures d’Inter (samedi 14 janvier) et je suis scandalisé. C’était au sujet du môme de 10 ans tué sur le parcours du Paris-Dakar.

Ça commence mal, c’est dans le journal des sports. Autant demander à Jean-Marc Sylvestre de faire un papier sur un accident du travail.

On ne saura rien du môme, tout est traité sous l’angle des organisateurs de la course : « On ne peut pas contrôler 380 km de piste (environ, je cite de tête), on demande aux concurrents de ne pas dépasser 50 km/h dans les villages, on prévient quinze jours avant, il y avait foule plus que prévu… »

Résultat des courses, si j’ose : on ne sait pas si l’accident s’est produit dans un village, ou à l’extérieur ; sans doute dans un village, s’il y avait foule, mais on ne sait rien de la vitesse du conducteur ; rien sur son identité.

Quant au môme, on n’a même pas su son prénom.

Jean-Louis Bétant

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Une réflexion sur “Paris-Dakar, terrain de sports divers

  • 18 janvier 2008 à 17 h 18 min
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    Tous les ans, depuis 30 ans, début Janvier, une longue procession de Véhicules à 2, 4 ou 6 roues, environ 800, se déplace depuis Paris ou à partir d’une autre métropole européenne en direction du Sénégal, plus exactement jusqu’a Dakar.
    Le but : venir en aide à des populations victimes de sous alimentation et d’un état sanitaire déplorable.
    Vu l’urgence de l’opération ce long et difficile parcours doit être mené avec la plus extrême rapidité.
    Particuliers, constructeurs automobiles, industriels, medias, tous sont mobilisés, l’équivalent du budget de la santé d’un pays comme le Mali est mis dans le pot commun (10 millions d’euros).
    Alors un grand merci à tous ces bénévoles qui ne comptent ni leur temps ni leur argent et qui parfois au risque de leur vie, viennent au secours des plus défavorisés.
    Certains mauvais coucheurs mettent en avant le budget de fonctionnement ; soyons sérieux, sous prétexte de venir en aide à plus pauvre que soi nos bénévoles devraient se déplacer en 2 cv et rouler au bioéthanol ?
    Dormir à même le sol ? Manger des racines ?
    Nous ne sommes pas au « Marathon des Sables » ou de malheureux bipèdes courent à travers le désert, munis de simples baskets.

    L’impact sur l’environnement ?
    Une plaisanterie ! seulement 1,5 million de litres de carburant, est utilisé ; l’emprunte écologique est négligeable : un véhicule ne génère que 110% de l’emprunte écologique produite par un africain pour toutes ses activités.

    La débauche de technologies utilisées serait, paraît-il inconvenante…
    Mais sans hélicos, avions relais, téléphones satellites, comment ferions-nous pour lire sur le visage de tous ces êtres sauvés d’une mort certaine, leur gratitude envers leurs sauveurs ?

    Alors oui j’entends certains qui parlent de vies fauchées sur le bord des pistes !
    Mais quoi ! 39 morts dont 23 Africains (8 enfants) est-ce la faute de nos pilotes, si ces pauvres malheureux se jettent sous leurs roues pour être les premiers à bénéficier de leurs dons ?
    Alors s’il vous plait un peu de pudeur Laissons notre cœur parler

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