Libération/Siné. De la race de Joffrin

Voilà que Laurent Joffrin, le patron de Libé, vole au secours de Val, celui de Charlie dans l’affaire du vidage de Siné. Comme on dit, c’est son droit. Mais il (Joffrin) vient de déchaîner une tempête qui secoue le Lbé-land, provoquant un raz-de-marée de 381 commentaires [en date du 26/7/08]. C’est la question de l’antisémitisme, encore, qui est au centre de ce « Rebond » (nom de la rubrique). Dans la version papier du journal, Joffrin avait écrit : « On choisit sa religion, on ne choisit pas sa race. L’islamisme est une religion devenue idéologie politique, soumise comme toutes les autres au feu de la critique et de la satire. Le fait d’être juif n’est pas un choix : attaquer les juifs en tant que juifs, comme le fait Siné, c’est la définition même du racisme. » Ah oui ? Quelle définition au fait ? La race du juif ? Si bien que Joffrin était amené à rectifier le tir dans le site de Libé. Par un post-scriptum aussi embarrassé qu’ambigu:
« Note de la rédaction : Plusieurs lecteurs ont été choqués par l’emploi du mot «race» dans le texte. Ce mot est mal choisi. Communauté ou origine sont plus justes. Ces termes sont utilisés dans la version du texte en ligne sur notre site. LJ » Mais le coup était parti. Un lapsus, linguæ ou calimi, de la langue ou de la plume, c’est toujours un lapsus : une matière à décoder.

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>>> pich : Pas étonnant que tu sois Sinéphile… ayant maté vers ton site. A signaler aussi – comme quoi le soufflé ne retombe pas, le soutien à Val d’une vingtaine de pétitionnaires indignés (dont les Badinter); et aussi un article très intéressant, à mon goût, de l’écrivain Jean-Marie Laclavetine; c’est dans Le Monde, titré “Nous avons besoin des outrances de Siné” et se terminant par “Ouvrez ! On étouffe, ici !”

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