La crise ou « Mes couilles sur la place boursière »

par André Faber

Les places boursières vacillent, le CAC 40 tremble, crise mondiale, 1929, le spectre de la crise est agité, aux abris !
Et alors ?
On a vite fait d’enterrer le communisme quand le mur est tombé en 1989 !
Qu’en est-il du capitalisme et quand l’enterrera-t-on ?
Car il s’agit bien d’une faillite, de la faillite d’un système.
Les actionnaires  serrent les fesses tandis que les économistes étudient leurs courbes.
Ils peuvent courber l’échine.
À la niche !
Que de discours stupides, croissance, marges de manoeuvre, flux tendus, charges, libéralisme, économie de marché et blabla, ça enrichit le marchand de salive mais c’est nous qu’on paye comme on dit chez ma coiffeuse ou chez le directeur de l’école, le chauffeur de bus, ceux qui font leurs courses à mobylette avec le cageot de légumes – en conserve – sur la selle arrière.
Qui va enfin dénoncer le massacre ?
Où sont les journalistes ?
Les analystes ?
Tandis que la peur s’installe, les commissions commissionnent.
Occupés à choisir la couleur des rideaux de leur résidence secondaire, d’autres font des projets d’avenir, les études des gosses coûtent de l’argent, en Finlande c’est pas donné, nous n’irons pas à la Guadeloupe cet hiver.
Grande gueule me dira t-on, si t’as une solution, c’est le moment.
L’avenir c’est pas demain, retraite et bas de laine, l’avenir c’est tout de suite.
J’ose les mots de partage, générosité, colère aussi, contre ceux qui doublent à droite en 4X4 tandis que d’autres roulent à vélo pour leurs usines.
La dignité est rare et on ne prêche que des convaincus.
Chers convaincus, debout, je vous attends, soyez nombreux, avec de la chance on pourra faire un baby-foot !

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En sa tenue de Zorro américain, l’omniprésident veut y aller à la schlague : un coup de karcher sur les méchants, ces fauteurs de troubles capitalistiques. Tout le système est malade et le petit père fouettard voudrait juste opérer des prélèvements dans les rangs, pour l’exemple. Cette attitude lui tient lieu de pensée politique. C’est le système du “cas par cas” qui permet les petits arrangements entre amis, comme les plus grandes manipulations.

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