Tan­dis que la diver­sion rem­plit son office autour du bal­lon mon­dia­li­sé, tan­dis que le rideau de fumée s’épaissit sur les sombres affaires et magouilles du monde (le ministre et la miliar­daire ; le fric des banques dans le sys­tème Bou­ton-Ker­viel ; le tour de passe-passe entre ce même fric et les retraites ; le mer­dier à France Inter ; l’annulation de la gar­den-par­ty ély­séenne et la livrai­son de l’avion Air Sar­ko One… on en oublie et on nous en cache d’autres…). Pen­dant ce temps donc le pétrole conti­nue à rem­plir l’océan. Pas de quoi rigo­ler à pro­pos de ce Tcher­no­byl pétro­lier. Pour­tant mar­rons-nous quand même (rire jaune et vert) à la vue de cette cin­glante parodie :

L’émeute, phé­no­mène mon­dia­li­sé… comme la mondialisation.

Autre perle, sur un mode bien dif­fé­rent, cet entre­tien sur « Nonfiction.fr » avec Alain Ber­tho, pro­fes­seur d’anthropologie à l’Université de Paris 8-Saint Denis qui, après avoir étu­dié les ban­lieues et la crise de la poli­tique, s’intéresse aux émeutes comme phé­no­mène mon­dial ancré dans le contem­po­rain. Extrait : « Par­mi les choses obser­vables, il y a notam­ment l’absence d’interlocution avec l’État. L’absence de mots qui a beau­coup frap­pé les obser­va­teurs en 2005. Une émeute ne se fait pas avec des ban­de­roles, ne se fait pas avec des mots d’ordre, ne se fait pas avec des pro­grammes de négo­cia­tions. On n’est pas dans l’interlocution, on n’est pas dans le dis­cur­sif, on est dans autre chose. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien à dire, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de lan­gage sauf que le lan­gage, c’est l’acte. Nous sommes dans un moment d’affrontement où l’affrontement est ce que l’on a à dire. Cet affron­te­ment a des formes, un réper­toire. » […]
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