Interdire la corrida, “grand pas pour l’humanité”

La corrida est une abomination, une indignité et, comme telle, une déqualification de ses pratiquants – acteurs comme spectateurs – dans le genre humain. S’il en fallait encore une preuve, celle-ci ne suffirait donc pas encore ?

La “tradition” ne saurait constituer un quelconque argument de justification d’une telle boucherie à ciel ouvert. Un tel “argument” serait du même ordre que celui justifiant la mutilation sexuelle des fillettes par l’excision.

La condition et la place de l’animal dans nos sociétés occidentales font l’objet d’une mise en avant nouvelle et importante, amenant les opinions publiques à manifester une opposition de plus en plus résolue à toutes formes de maltraitance. C’est évidemment la cas pour les animaux d’élevage, leurs conditions de vie et de mort, en particulier dans le règne du rendement productif et, pire, encore, dans les abattoirs. Ces mouvements d’opinions rejoignent des remises en cause des modes alimentaires liés à une agriculture industrielle et aux désordres écologiques et sanitaires qui s’ensuivent.

Les spectacles de corrida, impliquant la mise à mort des taureaux dans un “combat” aussi inégal que couru d’avance – sauf accidents, rares – doivent provoquer autant d’indignation et de protestation que les pratiques détestables dénoncées dans les abattoirs. Leur interdiction marquerait un autre “grand pas pour l’humanité”.

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

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