Le libéralisme sous la tignasse de Trump

On se dit qu’il fait déjà bien chaud pour un petit matin… Que le café n’est peut-être pas assez corsé… Mais non, c’est sur lemonde.fr peu accoutumé aux canulars…  :

Pour avoir des cheveux « parfaits », Donald Trump est prêt à assouplir une loi sur la consommation d’eau…

L’administration américaine a satisfait, jeudi, une demande du président, en proposant d’augmenter la pression maximum des pommeaux de douche, aujourd’hui limitée.

On se gratte la tête devant une nouvelle de cette importance. À côté de quoi la tourmente planétaire c’est de la gnognote : Beyrouth, la Biélorussie, la pandémie, la tension gréco-turque, etc, tout ça ne vaut pas un brin de la magnifique filasse trumpienne.

En effet, le Père Ubu de Washington a proposé d’augmenter le débit d’eau des pommeaux de douches, régi par une loi sur l’énergie votée en 1992 et renforcée sous Obama…

« Aujourd’hui, le filet d’eau en est réduit à « goutter, goutter, goutter », a dénoncé M. Trump lors de plusieurs de ses meetings. En visite dans une usine du groupe Whirpool de l’Ohio, le 6 août, comme depuis la Maison Blanche à la mi-juillet, le constat est le même : « Vous prenez une douche, l’eau ne coule pas. » D’ailleurs, dans les lavabos, « l’eau ne sort pas » non plus, et il faut parfois s’y reprendre « à dix ou quinze fois » pour tirer la chasse d’eau aux toilettes. »

On voit bien la vraie nature des emmerdes de Trump. Il lui fallait réagir et prendre l’affaire à bras le corps (si on ose dire) : « Résultat, vous restez [sous la douche] cinq fois plus longtempsVous utilisez probablement plus d’eau et c’est une expérience très désagréable. Alors, nous allons nous débarrasser des limiteurs et vous allez avoir toute la pression. »

À propos de Trump et de ses goûts de chiotte, voici une vue de son appartement de New York – et non aux émirats arabes…

Trump se plaît à répéter qu’il est lui-même victime du phénomène : « J’ai ces beaux cheveux, il me faut beaucoup d’eau [pour les laver] », lançait-t-il en janvier. « Mes cheveux, je ne sais pas vous, mais ils doivent être parfaits [après la douche] », a de nouveau insisté le président, en juillet, lors d’une intervention au titre évocateur : « Réduire les réglementations pour aider tous les Américains ».

Nous y voilà : embobiner ainsi la partie la plus libérale de l’électorat républicain, traditionnellement opposée aux tentatives de régulation initiées par Washington. « La violence d’Etat par le biais des réglementations fédérales a été menée délibérément pour affaiblir notre capacité à être propres et à rester en bonne santé », estimait, en 2015, la conservatrice Fondation pour l’éducation économique, dans un billet consacré au débit d’eau dans les salles de bains. Le libéralisme, une affaire de douche et de tignasse.

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