Fausses nouvelles. Quand Le Monde ne tourne plus rond
Quand Le Monde, cet astre « de référence », se met à ne plus tourner rond et à colporter des « fake news », soit de vraies fausses nouvelles, l’astronomie médiatique en prend un coup et la géo-politique hexagonale de même.
En rapportant sur son site lundi matin que les enquêteurs avaient retrouvé des tracts du Rassemblement national dans la voiture du suspect de l’attentat meurtrier commis à Trappes le 23 octobre, ce Monde-là volait au secours de la galaxie des « antifascistes » patentés. La « nouvelle », comme la « fiente qui vole » eût dit Victor Hugo, enflamma les réseaux « sociaux » et fut aussitôt claironnée par les embusqués de La France insoumise.
Hélas pour ces ravis trop pressés, le procureur du Parquet national antiterroriste devait peu après affirmer qu’aucun tract politique n’avait été trouvé dans le véhicule de Kévin T., auteur de l’attentat. La « référence » accusait un méchant coup, en violation du premier commandement journalistique : Les faits tu vérifieras et l’information établiras.
Alors, contraint mais non contrit, le journal amendait son article en ligne dans l’après-midi, sans nuls mea culpa ni excuses. Il était désormais avancé « que des documents avaient été retrouvés ailleurs que dans le véhicule, et qu’il ne s’agissait pas à proprement parler de tracts, sans préciser la nature des documents en question ni contester qu’ils étaient liés au RN ». Le titre de l’article a lui aussi été remanié. Initialement intitulé « Attentat de Trappes : des tracts du RN retrouvés dans la voiture du suspect, décrit par ses proches comme raciste », il est devenu : « Attentat de Trappes : de nouveaux éléments de l’enquête confirment le mobile raciste du suspect ». Ce qu’on appelle, au foot, « botter en touche », jusqu’à ce que le procureur arbitre ce match truqué et étouffe la rumeur.
Mais loin d’être avouée, la faute journalistique se doublait de mépris, ainsi qu’en attestait un reportage vidéo (ci-dessous) réalisé au pied de l’immeuble du Monde et tentant de questionner quelques locataires des lieux… Quel mépris ainsi étalé face à la caméra et au micro de «Frontières ». Où l’on voit débouler de sa dominance de commissaire politique, un correcteur du journal « de référence », syndicaliste CGT – ce repaire de bureaucrates auto-proclamés « anarchistes » – venir menacer verbalement et physiquement leur « confrère ». Soit un « antifa » dans son œuvre fascisante, retranché dans le « camp des saints », terrifiante reconversion-inversion des positions jadis politiques et désormais murées dans l’idéologie la plus bétonnée.
Voyez les gardiens du Monde dans leur majesté et leurs paroles châtiées :
France Info, pas en reste dans leur guerre « antifa », « interviewant » si on peut dire – à la mode procureur – l’horrible Sarah Knafo convoquée à leur tribunal. Ils sont affolés face au changement électoral annoncé ; ils voudraient se protéger du boulet qui menace leur « service public » bienpensant – tout en le renforçant par d’ indécentes manœuvres anti-démocratiques. Il faudrait « changer de peuple », à la Brecht, celui- là ne leur convenant plus. C’est pitoyable et révoltant.
Bien sûr, les horreurs du « 17 octobre » m’ont profondément affecté et j’en redoutais d’autant les suites annoncées, toujours en cours. Ainsi cette autre horreur, l’attentat raciste de Trappes le 23 octobre, dont je redoutais de même les suites si prévisibles puisque télécommandées par des manipulateurs de haut-vol, atteignant le stade de l’ignominie. Il le fallait : charger au plus vite un bouc émissaire afin de se décharger de ses propres dégueulasseries. Les pousse-au-crime tentant ainsi de se transformer en chevaliers blancs et redresseurs de tort. L’abominable attentat ferait l’affaire : son lot de victimes « racisées » et son meurtrier, non : assassin, puisqu’ayant bien prémédité sa sauvagerie raciste – dont les vrais "commanditaires" se devaient d’être dénoncés et condamnés sans délais. Ce à quoi ils s’appliquent grossièrement. La honte.
