OTAGES. Du journalisme en général, du panurgisme en particulier

J’ai entendu la nouvelle, hier mardi vers 18 heures, à la radio. Qui pourrait ne pas se réjouir de la libération des deux journalistes otages ? Je ne saurais donc jouer les rabat-joie. Tout juste la ramener avec mon grain de sel. Rapport à la « confrérie journalistique ». Il est 11 heures, ce mercredi, lendemain de l’annonce de la bonne nouvelle. Et jusque là, je ne fais qu’entendre ou voir débiter les mêmes infos en boucle (heureusement, c’est une façon de parler, je fais aussi autre chose…). Il me semble que, une fois de plus, c’est la démesure qui l’emporte ; que ces médias productivistes ne sauraient cesser de produire, de répliquer du « même » en très grande série, y compris lorsque la pudeur le commanderait, et alors qu’on ne dispose pas vraiment d’informations dignes de ce nom.

Car, pour le moment, c’est la communication qui fonctionne. Venue d’Al-Jezira, la télé qatarie, l’annonce a été donnée en France par Raffarin, devant les sénateurs. Et, à ma connaissance, il n’y a pas eu aucune autre source directe : ni des otages eux-mêmes, ni de l’ambassade de France à Bagdad. Et c’est encore la com’ (version vulgaire de la précédente) qui va prendre le relais avec l’objectif, cette fois, d’engranger les dividendes politiciens : Falcon ministériel « calibré » pour juste avant le 20 heures ; on voit déjà le ban et l’arrière ban gouvernemental, remake annoncé de Villacoublay 1 avec le retour du Liban de Carton, Fontaine et Kauffmann – avec Pasqua en Zorro et Marchiani dans l’ombre.

Ce serait donc un gag (certes du plus mauvais goût), une manipulation, que l’ensemble de la machine médiatique s’y serait engouffré. Enfin quoi, toujours ce même engouement naïf à servir les « bonnes causes » sans discernement ! Panurgisme ou professionnalisme ? Réponse dans la question. Comme si ne s’étaient pas produites, pour ne parler que des plus récentes, l’affaire Marie L. et son agression fantasmée ou l’annonce prématurée du départ de Juppé sur France 2.

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Bien sûr que la question des langues est fondamentale; c’est aussi pour ça qu’elle n’est pas abordée comme telle, et pas comme le moyen de communiquer d’humain à humain, dans leur intégralité; alors on découpe en tranches, en sous-catégories : “bizness”, technique, scientifique et – avant tout – commercial. D’où le “globish” et autre volapük – si je ne m’abuse… car là, je m’aventure sur un terrain que “parole à tous” explore au meux, ès qualité.

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