Que naissent cent «gratuits», que disparaisse le papier !

L’avenir de la presse semble appartenir aux prépayés – par la pub et le consommateur – abusivement dénommés «gratuits». L’accélération du mouvement se confirme. À Paris, 20 minutes et Metro vont voir débarquer des petits frères – trois étant déjà «en route» :

– Un quotidien du soir monté par l’homme d’affaires Vincent Bolloré, très tenté par les médias (candidat à Libé et à France Soir), bricolant avec une télé TNT (Direct 8) et la « Radio des nouveaux talents » (sur internet), tandis qu’il s’est offert le groupe publicitaire Havas.
– Un quotidien du soir également, centré loisirs et télé, en préparation par le Figaro (Dassault).
Le Monde ne se veut pas en reste, discutant aussi d’un gratuit avec son nouvel actionnaire Lagardère (Hachette Filipacchi Médias).
– Un quatrième pointerait aussi sous nez sous la houlette du réseau Ville Plus monté par quelques quotidiens régionaux.

Je ne parle même pas des périodiques existant ou en projet. Le monde des journaux est «bel et bien» en train de passer dans la nouvelle économie d’une presse entièrement soumise à la publicité. Les journaux qui traiteront encore avec des acheteurs devront sans doute le faire sur des bases qualitatives élevées – l’information ne pouvant plus se présenter comme un sous-produit, un support publicitaire habillé du tout-venant prêt à diffuser.

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Oui, gérard, c’est vrai…
C’est pas demain que l’AFP couvrira la remise des prix du meilleur bouliste de Triffouillis-les-Oies… Il reste un créneau pour la feuille (de choux) régionale…

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