«c’est pour dire» demande, et obtient, l’asile politique chez «c’est pour dire +»

Malaise dans la blogosphère, du moins dans la planète satellitaire dénommée lemonde.fr. Quelques explications et considérations à propos de cafouillages techniques liés au changement de plateforme décidé par les responsables des blogs liés au site du Monde. Lesquels ont dû s’emballer un peu vite après une démo de représentant de commerce. Ils ont donc adopté « wordpress » et laissé tomber « typepad », deux anglosaxons, l’un dit « libre », l’autre moins puisque inféodé à un marchand. Question d’économie ? Soit.

Mais le transfert s’est mal opéré, sans assez de préparation, ni de concertation avec les usagers de la chose, nous autres blogosphéristes pas forcément familiers des charabias technochoses ni de l’angliche de babeloueb. En plus des vrais merdoiements. Certains sites se sont quasi effondrés, d’autres ont survécu, mais tous furent plus ou moins atteints lors du ouikinde noir.

Un vent de rébellion a soufflé, attisé à l’occasion par des ministres du «blogo- gouvernement», un comité luronesque, surtout mais pas seulement virtuel. Des émiles plus ou moins vindicatifs ont circulé, l’affaire a enflé, on a entendu sourdre la Carmagnole et, pour un peu, et Matignon, et l’Élysée – sans oublier la place Beauvau ! –, s’en seraient mêlés.

C’est dire comme les ouebmasteurs du monde.fr ont dû serrer les fesses, sans parler de leur égo, ben oui, tiens, pardi.

C’est pas pour dire, mais je le dis quand même et surtout, cette histoire me renvoie à celle qui nous empoisonne année après année, au fond à chaque fois que le « progrès » autoproclame ses « avancées ». Histoire de dégager un peu la « morale de la fable » – la fable de la Technicité triomphante, celle qui, entre autres nous a valu Three Mile Island et Tchernobyl, pour ne parler que du nucléaire, excusez du peu. Cette fois, rien à voir a priori. Et pourtant, oui, il s’agit bien de ce moment où la Technicité se prend les pieds dans le tapis. Car, comme les imbéciles, elle (ses affidés, ses croyants fanatiques) voit le doigt, pas la lune ; et encore moins le trou dans lequel elle chute et nous entraîne.

Bref. Nos ouebmasteurs nous émilent gentiment, des mots rassurants comme on en entendrait durant le crash d’un airbus. Des mots d’hôtesse charmante, veux-je dire. Mais qui nous demanderait aussi d’apprendre en vitesse le manuel de pilotage du zingue… Bon j’arrête la comparaison, elle devient foireuse. Je veux dire que nos « pilotes » nous demandent d’apprendre une nouvelle syntaxe, c’est-à-dire de bouffer de fastidieuses données techniques, de nous faire pomper l’air et le temps.

Nos ouebmasteurs, pas si masteurs que ça donc, nous disent aussi qu’ils se décarcassent pour rendre le vol plus agréable (je recommence). Donc : je me cale dans mon fauteuil, pense à la reine d’Angleterre, et file ailleurs voir si j’y suis.

Traduction : je renonce à me compliquer la vie avec « ça ». Je me replie sur mon aéroport de secours – le b-a-ba de la navigation – et mijote dans mes fourneaux ma tambouille de P’tits coins, de titres, photos et mes Faber qu’auront plus la tronche de rillettes. Suffit, pour me suivre, de cliquer sur ce dernier paragraphe. Na.

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