Éco-meurtre dans le Golfe du Mexique. BP noie la marée noire dans la com’ !

Les apprentis sorciers de la Brisith Petroleum pataugent dans la gadoue pérolière dans laquelle ils sont aussi en train de plonger l’océan et tout un écosystème. Il est à craindre qu’on n’ait encore pas mesuré toute l’ampleur de cette catastrophe – la plus épouvantable du genre. A défaut de pouvoir arrêter l’hémorragie de brut, ni même de savoir comment s’y prendre, BP se lance dans la… communication.

L’océan tout en noir, et en deuil de solutions.

Le groupe pétrolier a ouvert un site Internet pour déployer le rideau de fumée sur la nappe noire qui s’étend à chaque seconde. Prochaine étape à Lourdes avec allumage massif de cierges – vu que le pape, hier à Fatima, n’a eu rien à secouer de cette atteinte à la sainte Terre, même pas un bout de début d’homélie.

Donc, sur ce site dédié à la catastrophe, on peut ainsi suivre les opérations en cours, ou du moins les tentatives; mais aussi suggérer des “solutions alternatives”. C’est dire à quel point les piteux techniciens se trouvent dans la débine ! Ils tendent leurs sébiles à idées ! dans l’espoir de ravigoter l’imagination en berne des ingénieurs pétroliers. Parmi les « solutions » envisagées, l’injection sous très haute pression de cochonneries genre débris multiples, morceaux de pneus, balles de gol. C’est ce qu’a avancé, sans rire, l’amiral Thad Allen, chargé de coordonner les opérations.

La prochaine “cloche” pour tenter de réduire la fuite. On bricole comme on peut…

Il y a aussi ça, qui n’est pas une blague : l’association « Matter of trust » récupère des… cheveux sur tout le continent pour en remplir des bas afin d’en faire des éponges à pétrole… Aussi efficace que des barrages à grillage à poules ou en végétaux, faute de barrages plus efficaces, inexistants… Autant vider la mer avec une cuiller à café. A propos, amenez-nous aussi le dessert en même temps. Quant à l’addition, ce sera pour BP. Enfin, on aimerait bien. Et si en guise de pourboire, on leur faisait avaler leur inconséquence avec un vrai boycott ? comme cela avait été amorcé envers Total lors du naufrage de l’Erika…

Morale de ce nouvel épisode éco-meurtrier : l’Homme est bien le plus néfaste des animaux du globe.

>>> Voir aussi ci dessous Louisiane, golfe du Mexique. La marée noire du fric, pollution majeure

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BP, symbole mazouté du capitalisme et son cortège de débâcle. D’un côté cette fuite meurtrière dans le golf du Mexique, de l’autre, le déversoir sans fin des milliards européens comme une pollution d’un système au bout du rouleau, au bout du tuyau. La vomissure à grands bouillons tandis que les “gens de peu” se voient fermer le robinet du pouvoir d’achat, de la retraite décente, des salaires, etc, la liste est longue. C’est donc cela la croissance ?

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