Demorand quitte la matinale d’Inter. Gare à la reprise en main

Nicolas Demorand jette aux orties sa bure de moine. Traduction : il quitte l’émission matinale qu’il animait de 6 h 30 à 10 heures sur France Inter depuis 2006. Il en avait marre, dit-il, de sonner les matines et donc de la « vie monacale » à laquelle il devait s’astreindre.

Il avait apporté à la radio de service public un punch indéniable, sans céder sur une réelle rigueur journalistique. Du coup, on peut craindre une certaine remise en ordre plus politiquement correcte. Non pas qu’il soit irremplaçable, mais étant donné la tendance au dos rond des dirigeants de la radio face au pouvoir sarkozien, le pire n’est pas exclu.

On ne va pas s’inquiéter pour le jeune Demorand (39 ans) qui poursuivra son émission de débat politique sur France 5, “C Politique”, en même temps qu’il caresse le projet d’un magazine sur Inter.

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9 réflexions sur “Demorand quitte la matinale d’Inter. Gare à la reprise en main

  • 2 juin 2010 à 16 h 05 min
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    Mauvaise nouvelle.
    En fait, Demorand ne me semblait pas non plus un parangon de journaliste offensif, mais bon, c’est certain qu’il y a bien pire.

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  • 2 juin 2010 à 16 h 05 min
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    Ben mon Pon-Pon, t’es pas candidat à la reprise ? Les petits matins radioteux, tu connais, hein ?

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    • 2 juin 2010 à 16 h 55 min
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      Mon pote Langlois, dans sa “private joke”, fait allusion au temps où nous oeuvrâmes de concert (rock) à Radio-Libération, temps des folies de jeunesse– jeunesse des radios aussi, puisque celle-ci se voulait une radio d’info continue. En fait, Radio-Libé préfigurait France Info, la mégalo de Serge July en prime. Bref, ce ne fut pas de tout repos… mais ce fut tout de même du bon temps.

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  • 3 juin 2010 à 8 h 18 min
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    ” … en même temps qu’il caresse le projet d’un magazine sur Inter.”

    Il paraîtrait même qu’il caresse autre chose : rien moins que la présidence de France-Télévision, pour la quelle il aurait fait acte de candidature … Ce n’est qu’une rumeur, mais le bonhomme a de l’ambition à revendre !

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  • 6 juin 2010 à 15 h 02 min
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    Je m’en fous, mon cher Ponthieu. Je ne connais pas ce monsieur. Je n’écoute pas la radio (ni la télévision, d’ailleurs). Pour deux sortes de raions :

    1)Le conformisme généralisé et obligatoire, l’esprit parisianiste tribal, la culture rock et contemporanéiste, la mode à la mode qui est présentée comme une évidence, la bien-pensance antiraciste, la culpabilisation française, l’antipopulisme, le moralisme flicard, les tabous par dizaines… Et caetera. De la province profonde (celle qui n’est pas géographique mais sociale), c’est insupportable. Ces nouveaux Fermiers Généraux de la parole, laissons les gouverner et taisons-nous. Ils seront très surpis, un jour, de se faire pendre par les roubignolles, bien sûr.

    2)La forme : rapidité de l’élocution, phrases courtes, pas de blanc, mépris de l’hésitant et du laborieux. Donc c’est le media qui m’insupporte. Il annonce une rupture anthropologique absolument terrorisante : on parle comme la radio, ou on n’existe pas socialement. Nos petits curés, à côté, dans le temps, c’étaient des enfants de choeur !

    3) J’ajoute même que ces gars-là – et là je parle de la radio nationale – se laissent imposer une programmation “musicale” qui ridiculise leurs prétentions à la qualité et à l’honnêteté. Finir son travail de journaliste, plier ses papiers, en ne se révoltant pas contre la merde sonore qui va suivre immédiatement, qui sera déversée au peuple français au nom du peuple français avec l’argent du peuple français, c’est un déshonneur. Oui, une question d’éthique journalistique ! Je m’étonne que les syndicats de journalistes ne se soient jamais mobilisés contre ça. Comme si, dans cet hôtel chic, on refusait de visiter les chiottes…

    Salut mon Ponthieu. J’espère xava. JB

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    • 6 juin 2010 à 15 h 58 min
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      Mais, mon cher Bertin, je dirais même plus : t’as complètement raison ! V’là que tu m’ prends (par devant) en flagrant délit de défaillance libertaire ! Oui quoi, qu’est-ce qu’on en a à foutre des Demorand et autres divertisseurs (de divertissement pascalien) publics, qui nous les diverculent quand ils ne nous les canulent pas. M’enfin quoi, heureux que tu me les secouent à temps avant de sombrer dans la média-chose dont je me remets peu à peu comme d’une longue maladie. C’est qu’on vient du sérail toi comme moi, toi un peu moins il est vrai, cause que t’es poète, auteur, compositeur, interprète et automanageur (j’en passe), ce qui t’a tout de même un peu vacciné contre le “tout info”, le pif dans le micro ou dans le papier à boucler… Bref, dans ton genre, t’es resté un étalon (si tu me permets ce compliment) permettant aux égarés de revenir dans le droit chemin.
      Question toutefois, à la réflexion, en y pensant bien, etc, serait-on pas quand même devenus vieux schocks à nous retirer ainsi sur notre Aventin ? Ou serait-ce un effet de la sagesse vespérale face à l’inanité du monde agitationné ?
      Résistance & fraternité !
      g

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  • 8 juin 2010 à 0 h 48 min
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    le petit coup de lucidité de 15h58 me rassénère … je m’apprêtais à à cracher tout mon venin de vieille sorcière sur ce guguss faussement contestataire qui a découvert avec quelques autres une nouvelle façon de servir quand même la soupe… (comme l’autre zozo sur la 5 – C… dans l’air).

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  • 9 juin 2010 à 20 h 25 min
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    Ce Demorand…un jeune homme bien propre sur lui, qui -à ce qu’il paraît- est allé sur Canal+, où il a clairement pris ses distances avec les “amuseurs” qui vont (n’en doutons pas) gicler pendant l’été.
    Certes, le mot “enculer” (mis par Porte dans la bouche de Villepin) n’est pas d’une élégance extrême. Mais quand Nicolas (Demorand) lance au Grand Journal qu’il ne saura pas quoi dire à son petit garçon de 8 ans si ce dernier “lui demande la signification du mot”, on se demande ce qui prime chez lui, de l’hypocrisie ou de la bêtise (même si le chérubin est dans une école privée je ne suis pas certaine qu’il soit “passé au travers” de ce genre de vocabulaire).
    Bref, Demorand sait bien se vendre…
    Il aurait pu faire un commentaire minimaliste (du genre: “On ne connaît pas les papiers des humoristes à l’avance, le terme grossier n’ajoutait rien au papier, mais on comprend bien qu’il s’agit d’une mise en scène satirique de la rivalité entre le président et l’ex premier ministre”.
    Cela aurait eu le mérite de la “neutralité”.
    Il faut croire que ça n’aurait pas été assez probant pour donner des gages de respectabilité…

    J’en profite pour donner mon avis sur D Porte: il est irremplaçable. Mais par moments je me demande quand même si c’est politiquement pertinent de “pousser le bouchon trop loin” juste pour la plaisir de la provoc…
    Tous ces mecs-là, comme Guillon (que je trouve moins drôle et rarement aussi pertinent que Porte sur le fond) ou Alévêque, ont des personnalités qui les poussent à toujours chercher la limite

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  • 11 juin 2010 à 8 h 49 min
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    Je me promenais jusqu’à présent sur les rives de ce blog en y trempant à peine le bout des pieds, mais quand je découvre qu’il est fréquenté par Jacques Bertin, je me dis que l’eau doit être vachement bonne et je plonge!
    Je plonge pour peu dire: Demorand ci, Demorand la…ça ou autrechose…
    Pourtant, depuis qu’il s’est permis (avec les deux autres Judas de la matinale)cette exécution sommaire de Didier Porte sur C+, ce qui devrait lui valoir un podium au palmarès de la lâcheté, je ne peux plus entendre seulement le son de sa voix. Une participante à un autre forum, parodiait le petit jésuite qui en a assez de sonner les matines, en ces termes “je vous remercie infiniment”…de partir!
    Je n’ai pas trouvé mieux.

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