« Ça sent le bouchon »

« Ça sent le bouchon » a osé la journaliste sur France Inter ce matin pour lancer le marronnier estival. Et d’enfiler les clichés sur les dangers de la déshydratation, les redoutables micro-trottoirs (sur autoroutes…) et, donc, les puissantes pensées des chevaliers à quatre roues. Il est revenu, l’heureux temps des bouchons, ces « hirondelles » qui annoncent l’été caniculaire. Ce rituel journalistique est aussi vieux que les hordes automobiles. C’est aussi un marqueur de société. Ainsi cette archive de l’Ina datée du 1er juillet… 1968, sobrement intitulée « Arrivée des touristes sur la Nationale 7 : trafic automobile et plages de la région », extraite de Provence Actualités, Office national de radiodiffusion télévision française,  Marseille. Où la niaiserie du propos atteste bien que la révolution de Mai-68 a vécu.

Partager

Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

3 réflexions sur “« Ça sent le bouchon »

  • 4 juillet 2015 à 14 h 14 min
    Permalien

    C’est pu un marronnier, c’est un palmier, que dis-je… Qu’est-ce qu’on s’emmerde quand y a pas un avion qui tombe. Et c’est pas les Grecs qui vont venir gâcher nos bouchons. Ni les Syriens, ni nos migrants, ni, ni, ni ! Surtout penser à s’hydrater, et surtout éviter d’avaler les conneries médiatiques.

    Répondre
  • 5 juillet 2015 à 10 h 31 min
    Permalien

    Quand je pense qu’à ce moment-là même, je venais de passer en loucédé (de nuit, à travers les maïs, grâce à un réseau encore survivant qui avait fait transiter des proscrits du FLN) la frontière du côté de Genève, pour fuir le mandat d’amener que m’avait valu mes exploits chimiques de juin 68…

    Répondre
  • 5 juillet 2015 à 11 h 14 min
    Permalien

    “Niaiserie du propos”, c’est peu dire, s’agissant tout de même d’une enfilade des clichés les plus éculés exprimant une forme de “pensée” des plus débiles, rehaussée, si on peut dire, par les plans sexistes et insistant du mâle cameraman de l’ORTF. “68” n’avait pas agi, semble-t-il, sur une bonne partie de la population. Et ça se sent encore de nos jours.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


Translate »