« Ça sent le bouchon »

« Ça sent le bouchon » a osé la journaliste sur France Inter ce matin pour lancer le marronnier estival. Et d’enfiler les clichés sur les dangers de la déshydratation, les redoutables micro-trottoirs (sur autoroutes…) et, donc, les puissantes pensées des chevaliers à quatre roues. Il est revenu, l’heureux temps des bouchons, ces « hirondelles » qui annoncent l’été caniculaire. Ce rituel journalistique est aussi vieux que les hordes automobiles. C’est aussi un marqueur de société. Ainsi cette archive de l’Ina datée du 1er juillet… 1968, sobrement intitulée « Arrivée des touristes sur la Nationale 7 : trafic automobile et plages de la région », extraite de Provence Actualités, Office national de radiodiffusion télévision française,  Marseille. Où la niaiserie du propos atteste bien que la révolution de Mai-68 a vécu.

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faber

C’est pu un marronnier, c’est un palmier, que dis-je… Qu’est-ce qu’on s’emmerde quand y a pas un avion qui tombe. Et c’est pas les Grecs qui vont venir gâcher nos bouchons. Ni les Syriens, ni nos migrants, ni, ni, ni ! Surtout penser à s’hydrater, et surtout éviter d’avaler les conneries médiatiques.

Gian

Quand je pense qu’à ce moment-là même, je venais de passer en loucédé (de nuit, à travers les maïs, grâce à un réseau encore survivant qui avait fait transiter des proscrits du FLN) la frontière du côté de Genève, pour fuir le mandat d’amener que m’avait valu mes exploits chimiques de juin 68…

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