Télévision. Collaro chez les ploucs, ou le mépris anthropologique

“Collaro chez les ploucs”. Reportage sur un couple d’agriculteurs de Condé-sur-Seulles, dans le Calvados. Lui a échoué au permis de conduire. Elle est à la remorque… Et Stéphane Collaro – qui serre la main du monsieur mais pas celle de la dame… – d’y aller de sa démagogie d’amuseur public et de son mépris des gens simples de la campagne. Alors, pourquoi publier à nouveau ? Parce que  ce mépris vaut anthropologie, tant pour les observés que pour l’observateur. Sans nier que c’est quand même poilant, tout en témoignant d’une époque et d’une forme de télévision (Antenne 2, émission La Lorgnette, 2 avril 1978. © Archives Ina).

Dans un autre registre, mais proche, revoyons cet autre morceau d’anthologie : Dumayet et Desgraupes, Pierre-s angulaires du scoop rimbaldien 

Comme quoi la “télé-réalité”, dès ses origines, c’est d’abord la réalité de la télé.

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Faber

Comme c’est mignon ! Et ne pas serrer la main des dames, parait que c’est une politesse. Une époque moins rapide qu’aujourd’hui en tout cas. D’ici à cultiver avec des chevaux et s’éclairer à la bougie… Voyager sur le net va plus vite, certes, mais pour aller où ?

Je dois être un peu méfiant, certes, je me suis toujours demandé si ces émissions n’étaient pas un peu bricolées…

Sophie

Gérard, merci pour ces pépites télévisuelles très drôles. Autant je partage ton commentaire sur l’expédition tout à fait ridicule des grands reporters de la télévision des origines, autant tu es dur avec CollaRo qui se moque ( bien sûr ) de ces paysans au fond, assez futés. L’ astuce de la remorque, c’ est pas mal du tout et Collaro va faire un tour avec madame. J’ avoue que cette France qui n’existe plus, que décrivaient les Jean Yanne , Jacques Martin ( le sketch des camionneurs écoutant et commentant Beethoven), réveille une certaine nostalgie.

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